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ÉDUCATION. Depuis le retour en classe, les élèves du préscolaire jusqu’au secondaire ont l’obligation de vouvoyer et d’employer les termes «madame» et «monsieur» pour s’adresser au personnel. Ce nouveau règlement est bien accueilli par les membres du syndicat de l’enseignement de la région de Drummondville (SERD).
Pour rappel, en mai dernier, le ministre de l’Éducation de l’époque, Bernard Drainville, avait annoncé une série de mesures pour renforcer le respect et le civisme dans les écoles du Québec. Celles-ci comprenaient l’imposition obligatoire du vouvoiement ainsi que l’interdiction complète du cellulaire sur le terrain des établissements.
La directrice générale par intérim du Centre de services scolaire des Chênes, Maude Trépanier, confirme que le règlement est entré en vigueur dès le mardi 6 janvier. Cette dernière précise que la mesure est «complémentaire à ce qui se fait déjà dans nos écoles» pour favoriser le respect, la courtoisie et le civisme dans les interactions au sein des établissements scolaires.
«C’est sûr qu’il y aura une période d’adaptation pour aider nos élèves à intégrer progressivement cette nouvelle habitude. Le mot d’ordre qu’on a donné à nos directions d’écoles dans son application est qu’il doit être fait avec discernement et souplesse», affirme Mme Trépanier.
De son côté, le président du SERD, Guy Veillette, estime que le vouvoiement en soi marque une certaine forme de respect dans la relation élève-enseignant. Même s’il n’y aura pas de «police du vouvoiement», les enseignants s’ajusteront en fonction des élèves avec lesquels ils interagissent, selon lui.
«C’est un pas dans la bonne direction. Le vouvoiement est un outil parmi tant d’autres pour améliorer le respect et le civisme dans les écoles. Cependant, il faut aussi voir dans les codes de vie comment on applique les principes de civilité entre les différents intervenants. C’est certain que si on ne fait que du vouvoiement et qu’on n’a pas le respect qui vient dans les attitudes adoptées dans les relations [élève-enseignant], on n’est pas plus avancé», nuance M. Veillette en terminant.
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