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Dans un documentaire présenté lundi sur les ondes de Radio-Canada, intitulé Écoles sous pression, le populaire animateur Ricardo Larrivée s’est intéressé à la vétusté des écoles publiques du Québec. Il y était par ailleurs question de certaines écoles du Centre de services scolaires (CSS) des Rives-du-Saguenay.
La directrice générale du CSS des Rives-du-Saguenay, Chantale Cyr, est l'une des rares gestionnaires à avoir accepté de répondre aux questions de Ricardo dans son documentaire.
Le constat du célèbre cuisinier est alarmant : 53 % des bâtiments scolaires sont en mauvais état au Québec.
Je vous dirais que je n'avais pas vu le documentaire avant hier soir, en même temps que la population. C'est difficile à regarder, laisse-t-elle tomber, au téléjournal Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Dans son documentaire, Ricardo Larrivée livre un vibrant plaidoyer pour des écoles plus adaptées aux besoins d'aujourd'hui.
Photo : Radio-Canada
Le documentaire révèle entre autres qu’un manque de souplesse de la part de Québec est décrié par les directions d’établissements scolaires, en plus d’un manque de prévisibilité dans l’attribution des enveloppes budgétaires.
Au niveau des infrastructures, ce sont deux enveloppes très distinctes. Il y a l'enveloppe de maintien d'actifs qui, somme toute, te donne la possibilité d'aller rénover. Et puis, il y a l'enveloppe de transformation, qui permet d'aller rénover, mais, en même temps, d'améliorer la structure interne, explique Mme Cyr.
À l'heure actuelle, le Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay n’a pas encore reçu les enveloppes budgétaires de cette année, autant au niveau des infrastructures qu’au niveau des autres postes budgétaires, révèle sa directrice générale. L’année financière du CSS se termine le 30 juin.
Moins alarmant qu’ailleurs
Selon Mme Cyr, la situation est cependant moins alarmante que dans d’autres régions de la province.
Chez nous, on est loin de ça. Bien évidemment, on en a des écoles cotées D et E. Elles sont prévues pour être rénovées d'une façon quand même assez importante dans une planification qu'on fait sur une base de trois à cinq ans, mais qui, comme mentionné dans le documentaire d'hier, est difficile à suivre puisque nos budgets arrivent un peu à la dernière minute.
Le Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay a cependant le luxe de pouvoir déplacer l'ensemble de la clientèle d'une école dans une autre école le temps qu'on fasse tous les travaux qu'on a à faire, mentionne sa directrice générale.

L’école primaire Du Vallon est ouverte, lumineuse et verte. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Nahila Bendali
Durant des travaux, les élèves sont envoyés temporairement dans des écoles-camping.
On a peut-être la place pour relocaliser 200, 300, 400 jeunes, ce que peut-être d'autres centres de services n'ont pas.
Je ne dirais pas qu'on fait mieux qu'ailleurs, je pense qu'on a des possibilités plus importantes qu'ailleurs, mais je pense qu'on innove davantage qu'ailleurs, que ce soit au niveau des infrastructures ou même au niveau de l'aménagement interne, poursuit-elle.
Cette façon de faire a notamment permis à son CSS de rénover l'école primaire Du Vallon, à Petit-Saguenay, pour quelque 3,5 millions de dollars, selon un modèle scandinave, et dont le documentaire fait mention.
La directrice générale note toutefois qu'il est déplorable que ce genre d'installation, comme celles qui découlent du projet de Lab-École, ne soient pas accessibles à tous les jeunes.
Un saut en politique?
Chantale Cyr admet avoir un intérêt marqué pour la politique. Questionnée sur les informations qui circulent à l'effet qu'elle pourrait avoir de l'intérêt à porter les couleurs du Parti libéral du Québec (PLQ) aux prochaines élections provinciales, elle dit ne pas fermer la porte à une éventuelle candidature.
Vous savez, moi, je suis une femme d'action, laisse-t-elle tomber. Puis, je constate beaucoup de choses en éducation, ça fait depuis 2002 que je constate que, souvent, les décisions, en tout cas, celles qui sont prises à différents niveaux par le gouvernement, bien peut-être, manquent un peu de cohésion avec ce qui se passe vraiment sur le terrain, constate-t-elle.
Je ne ferme pas la porte à rien, mais assurément que je vais continuer à travailler pour cette vocation-là qui est la réussite des élèves parce qu'ils seront la prochaine société de demain, continue Chantale Cyr.


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