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Le massif des Maures est actuellement touché par une importante prolifération de chenilles du Bombyx disparate. Elles ne présentent aucun risque pour l'homme.

Par Léa Nicosia Publié le 16 juin 2026 à 13h43
C’est une véritable pullulation de chenilles qui touche actuellement le massif des Maures, à une quarantaine de kilomètres de Toulon. Mais que les promeneurs se rassurent tout de suite : les chenilles du papillon Bombyx disparate (Lymantria dispar) ne présentent aucun danger pour la santé humaine, selon les autorités.
Dans un communiqué, les services de l’État indiquent que ces chenilles peuvent provoquer un défeuillage important des arbres. Les peuplements forestiers concernés s’en trouvent affaiblis, sans pour autant que leur survie soit directement menacée.
Une différence avec les chenilles processionnaires
Contrairement aux chenilles processionnaires du pin ou du chêne, bien connues pour leurs poils urticants, les chenilles du Bombyx disparate ne présentent pas de risque sanitaire. « Elles ne possèdent pas de poils urticants et ne présentent donc pas de risque pour la santé humaine », rappelle le Département de la Santé des Forêts Sud-Est. Dans les secteurs touristiques ou périurbains, les principales nuisances observées sont liées aux chutes de chenilles et à l’aspect parfois spectaculaire des arbres qui se trouvent déflorés.
Les autorités précisent toutefois que la présence ponctuelle d’autres espèces de chenilles urticantes ne peut être totalement exclue.
Un phénomène naturel déjà observé dans le Var
Le centre du massif des Maures est régulièrement concerné par ce type d’épisodes. Selon les spécialistes, les populations de Bombyx disparate connaissent naturellement des cycles d’augmentation puis de diminution. Ces phases de prolifération s’étendent généralement sur deux à trois ans avant qu’une régulation naturelle ne s’opère grâce aux prédateurs et aux parasites de l’espèce.
Déjà en 2019, le secteur de Bormes-les-Mimosas avait été particulièrement touché, avec plus de 5 000 hectares de forêt touchés.
Pas de traitement à grande échelle
Les services de l’État expliquent qu’aucune solution de traitement phytosanitaire à grande échelle n’existe actuellement pour les massifs forestiers. « Les populations de chenilles se régulent naturellement, du fait de la diminution des ressources alimentaires et de l’augmentation du nombre de prédateurs », souligne le Département de la Santé des Forêts.
Le phénomène continue d’être surveillé par le Pôle interrégional du Département de la Santé des Forêts Sud-Est, qui communiquera sur son évolution dans les prochaines semaines.
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