Face aux magistrats, l’ancien locataire de l’Élysée a le regard fuyant, rapportent les journalistes français présents dans la salle d’audience de la cour d’appel de Paris. Cela fait trois jours que Nicolas Sarkozy écoute depuis le banc des appelants le réquisitoire des avocats généraux qui le dépeignent en «instigateur» d’une association de malfaiteurs, dont la campagne présidentielle a été le «réceptacle» d’actions «corruptrices». Comme lors du procès en première instance, le ministère public a requis qu’il soit reconnu coupable de l’intégralité des charges: corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs. En première instance, seul le dernier chef d’accusation avait été retenu. Les magistrats de la cour d’appel n’ont pas été moins sévères: les avocats généraux ont réclamé une peine de sept ans de prison, accompagnée d’une amende de 300 000 euros et de cinq ans d’inéligibilité.
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Publié le 13 mai 2026 à 17:11. / Modifié le 13 mai 2026 à 17:14. 4 min.
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