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Une pénurie d’un antidouleur couramment prescrit a cours présentement au Canada, et touche les pharmacies du Québec. Il s’agit des comprimés d’hydromorphone, qui comprend la marque Dilaudid et deux génériques.
L’Ordre des pharmaciens du Québec a confirmé qu’une pénurie d’opioïdes sévit à travers le Canada. Cela concerne plus particulièrement les comprimés d’hydromorphone à libération immédiate de 1 et 2 mg. L’offre de comprimés d’hydromorphone de 4 mg et 8 mg reste stable pour l’instant.
Selon l’Association des pharmaciens du Canada, les difficultés sont liées «à des problèmes de fabrication et d’approvisionnement qui touchent plusieurs fabricants de ces dosages». La pénurie pourrait durer jusqu’en septembre.
«Les patients ne doivent pas s’alarmer. Pour l’instant, on est encore capable d’en commander», tient à préciser Geneviève Charbonneau, pharmacienne propriétaire à Saint-Joseph-du-Lac et présidente suppléante à l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).
Pour continuer d’offrir les prescriptions d’antidouleurs à la population, les pharmaciens doivent couper en deux les comprimés de 2 mg, mais cela n’est pas possible pour les plus fortes doses. «Les patients qui prennent les plus petites doses, parfois, on n’a pas les comprimés qu’il faut. Donc, il faut leur donner des comprimés plus forts, puis il faut les couper ou il faut ajuster le dosage», explique Mme Charbonneau.
Advenant une rupture complète du Dilaudid, les pharmaciens pourraient prescrire d’autres antidouleurs. «Si jamais, éventuellement, il n’y en a pas ou il n’y en a plus, on peut calculer des équivalences avec d’autres narcotiques, d’autres opioïdes. Mais il faut calculer des équivalences de dosage selon la puissance de chacun pour s’assurer qu’on donne le bon traitement. Ça pourrait être de la morphine, par exemple. Il y en a qui parlaient des timbres de fentanyl, mais ça, ce n’est pas adapté pour tout le monde du tout», détaille Mme Charbonneau.
Renouveler à l’avance
Les pharmaciens demandent aux Québécois de s’y prendre à l’avance pour renouveler leur ordonnance. Si une personne arrive la journée même sans avoir appelé à l’avance pour que le pharmacien prépare sa prescription, il se peut que la pharmacie soit en rupture de stock. «Mais je suis capable d’en avoir pour le lendemain, indique Mme Charbonneau. Si on ne veut pas être à court pendant une soirée, une nuit, un 24-48 heures d’avance, c’est toujours l’idéal.»
On ne peut pas renouveler trop d’avance non plus, cependant, puisque ce sont des médicaments contrôlés, soulève la pharmacienne. «Mais de planifier, surtout si on part en voyage, de ne pas arriver le matin du voyage avant de partir, c’est ça la clé dans le fond pour les patients», réitère Mme Charbonneau.
Dans une mise à jour de la situation, le gouvernement de la Colombie-Britannique a fait savoir que le réapprovisionnement des fabricants est en cours. Pharmascience, un important fabricant de médicaments desservant les marchés canadien et international, prévoit une résolution de la pénurie en août 2026 pour les comprimés de 1 mg et en septembre 2026 pour les comprimés de 2 mg.
Des perturbations d’approvisionnement pourraient toutefois persister pour les dosages de 1 mg et 2 mg jusqu’à ce que l’approvisionnement se stabilise.
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