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Une nouvelle ressource pour sortir des jeunes de 12 à 25 ans de l’engrenage du crime

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Une nouvelle ressource de cinq intervenants débarque à Québec pour accompagner des personnes âgées d'à peine 12 ans à se sortir de l'engrenage de la criminalité.

Le projet Partenaire avenir jeunesse Québec (PAJ Québec) s'accompagne d'une aide financière provinciale de 1,5 M$ sur trois ans et sera partenaire de l'organisme SQUAT Basse-Ville, qui vient en aide à des jeunes en fugue, notamment.

Concrètement, les cinq intervenants auront le mandat d'accompagner des jeunes qui s'apprêtent à commettre un crime ou qui pourraient en commettre d'autres pour le compte de groupes criminels. Ces jeunes sont souvent recrutés sur les réseaux sociaux et par le moyen de messageries cryptées.

La personne qui va le commanditer, le crime, ne sait même pas qui va le faire. La personne qui fait le crime ne sait même pas qui l'a commandité. Ce qu'il sait, c'est qu'à la fin, il y a un montant d'argent qui est mis en cause, constate le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière.

Ce qui arrive, lorsqu'on fait un premier crime, la façon de se faire payer, on doit prendre une photo de nous sur les lieux du crime. Une fois qu'on l'a fait, on reçoit le paiement, mais imaginez après l'engrenage par la suite. Comment veux-tu te sortir de là quand il y a une preuve incriminante contre toi? On veut venir outiller ces jeunes, ajoute-t-il.

C'est là que le projet PAJ Québec peut intervenir. C'est tout sauf bureaucratique, assure Ian Lafrenière.

Une paire de mains menottées.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dit constater l'exploitation criminelle de mineurs dans la grande région de Québec. (Photo d'archives)

Photo : iStock / LukaTDB

Accompagnement

Notre force, c'est qu'on a une affiliation sociale. Ces jeunes-là, souvent, on les connaît déjà, prévient Véronique Girard, directrice générale du SQUAT Basse-Ville, qui travaille auprès des jeunes depuis plusieurs années.

Quand un policier va faire une arrestation et qu'il va aller voir un jeune et lui dire : ''Là, il faut que tu arrêtes parce qu'on va te surveiller.'' Là, le jeune dit : ''Je voudrais bien, mais je ne sais pas comment.'' Bien, je vais te donner une carte qu’on va appeler ensemble [le projet PAJ], illustre l'intervenante.

Le SQUAT Basse-Ville est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, rappelle Véronique Girard. Si ça arrive à 3 h du matin, il y a un intervenant qui va prendre le message, qui va parler au jeune, qui va dire : ''OK, demain matin, je transfère ton dossier à [PAJ]. Il y a une équipe et on tombe sur ton dossier demain, explique la directrice générale du SQUAT Basse-Ville.

Une femme devant un micro.

Véronique Girard est directrice générale du SQUAT Basse-Ville.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Un service qui répond à un besoin, selon le SPVQ

Ce n'est pas une explosion, mais il n'y a aucun doute que, dans la dernière année, nos observations, nos interventions, le phénomène de l'exploitation criminelle sont commencés sur notre territoire, témoigne Martin Soucy, capitaine coordonnateur de la lutte à la violence urbaine au SPVQ. On a des jeunes qui se font offrir des contrats de violence, qui acceptent des montants pour faire des contrats de violence, mais aussi qui deviennent manipulés pour continuer à les faire.

Le policier témoigne que, souvent, ces jeunes ont besoin d'un suivi lorsqu'ils sont prêts à s'en sortir.

Un homme en uniforme de police en conférence de presse.

Martin Soucy est capitaine coordonnateur de la lutte à la violence urbaine au Service de police de la Ville de Québec.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Nous, ça va répondre à un besoin qu'on ressentait sur le terrain, dans nos interventions, de demandes d'aide des parents et de certains jeunes sur le terrain qui ne savent plus comment s'en sortir, qui ont besoin d'un accompagnement. Comme service de police, c'est sûr qu'on est limité dans l'accompagnement à long terme qu'on peut donner. Qu'on puisse référer ces jeunes-là à PAJ Québec, ça répond à un grand besoin, dit Martin Soucy.

Le projet PAJ Québec doit déployer ses services au cours des prochaines semaines.

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