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Une meilleure qualité de vie à Nanaimo qu’à Vancouver, selon un classement

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Nanaimo aurait la meilleure qualité de vie en Colombie-Britannique, selon un site qui a recueilli les impressions d’utilisateurs. À Nanaimo, le maire et des habitants se réjouissent de ce classement qui relègue Victoria et Vancouver derrière elle.

Le site Numbeo  (nouvelle fenêtre)a publié en janvier son Quality of Life Index pour 2026. La comparaison inclut 303 villes du monde entier, dont 17 Canadiennes, Ottawa arrivant à la 25e place. Ensuite vient Nanaimo à la 67e place, puis Québec (78e), Victoria (82e) et Vancouver (83e).

Le maire de Nanaimo, Leonard Krog, se réjouit de ce classement : Nous sommes un peu comme le vilain petit canard devenu cygne.

Les gens n'ont pas encore tout à fait accepté que [Nanaimo] n'est plus le diamant brut qu"il était. Nous sommes une pierre précieuse bien plus polie qu'auparavant.

Portrait du maire devant l'hôtel de ville.

Leonard Krog est le maire de Nanaimo depuis 2018. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Justin McElroy/CBC

Selon le maire, les atouts de la ville sont son climat tempéré, son centre-ville historique, l’accès facile aux loisirs en plein air et un style de vie plus abordable qu’à Vancouver. Si on veut utiliser [Nanaimo] comme point de départ pour explorer l'île de Vancouver, nous sommes au centre, et les transports sont facilement accessibles.

Coup de foudre

Nicole Langlois, arrivée du Québec en 1990 à Nanaimo grâce au travail de son mari, considère que la mauvaise réputation de Nanaimo fait partie du passé et que la ville a su s’améliorer.

Elle se remémore son arrivée coup de foudre sur la côte ouest qui lui a appris à ralentir. Les gens d'ici étaient vraiment relax [ils] te saluaient [et] prenaient le temps de parler avec toi.

Nicole Langlois en 1994, à Nanaimo.

Nicole Langlois en 1994, à Nanaimo.

Photo : Fournie par Nicole Langlois

Si elle a la nostalgie des années 1990, Nanaimo est tellement devenue grande aujourd'hui, elle trouve cependant que la ville d’environ 100 000 habitants est toujours paisible.

Il y a beaucoup d'endroits pour faire des randonnées. Tu peux t'éloigner facilement, même en plein centre-ville, tu peux entrer dans le parc Bowen [et] tu as l'impression d'être dans le bois. Puis, tu es au centre-ville de Nanaimo.

Pour Nawal Lasfar, coordonnatrice à la Communauté francophone accueillante (CFA) de Nanaimo, la ville est idéale pour les familles. C’est d’ailleurs pour ses enfants et le cadre de vie qu’elle y a déménagé il y a trois ans. Elle dit que Vancouver avait changé, avec beaucoup de trafic, beaucoup plus de monde, beaucoup de construction.

Ça a été une belle option, puisqu'on reste quand même proches de Vancouver en traversier quand on en a besoin, mais en plus, on a la qualité de vie de la petite ville.

Nawal Lasfar, coordonnatrice à la Communauté francophone accueillante (CFA) de Nanaimo au milieu d'arbres, proche de la mer.

Nawal Lasfar, coordonnatrice à la Communauté francophone accueillante (CFA) de Nanaimo.

Photo : Fournie par Nawal Lasfar

Selon la coordinatrice de la CFA, il y a du travail à Nanaimo, notamment pour les professionnels de la santé et de la construction. De plus, surtout, pour les francophones, il y a une communauté.

Avec la CFA, c'est l'idéal parce qu'on est là pour eux, on est ici pour les aider justement dans leurs démarches administratives.

Diversité grandissante

Nawal Lasfar aimerait peut-être qu'il y ait davantage de commerces de proximité, et plus de cafés sur le bord de mer. Elle se réjouit de la diversité grandissante de la communauté.

C'est agréable d'entendre des langues différentes un peu partout dans la ville, d'avoir des restaurants aussi qui offrent plusieurs cuisines différentes. Donc, je pense que, de plus en plus, on va voir d'autres gens arriver.

En ce qui concerne les problèmes de sécurité, Nicole Langlois et Nawal Lasfar considèrent toutes les deux que cela n’est pas exclusif à Nanaimo, mais plutôt un problème dans de nombreuses villes.

Nicole Langlois sur un bateau près de l'île Protection en face de Nanaimo, en 2009.

Nicole Langlois sur un bateau près de l'île Protection en face de Nanaimo, en 2009.

Photo : Fournie par Nicole Langlois

Nicole Langlois aimerait qu'il y ait davantage de logements à prix modique, pour faire baisser l’itinérance. Nanaimo développe beaucoup, mais c'est des appartements qui ne sont pas, tu sais, abordables.

Limites du classement

Bien que le classement de Numbeo soit régulièrement couvert par des médias, certains critiquent sa méthodologie. Un grand nombre de ses indicateurs, du pouvoir d'achat à la sécurité en passant par la pollution, sont basés sur des enquêtes soumises par les utilisateurs sur son site web, leur demandant ce qu'ils pensent subjectivement de l'évolution de leur ville.

Cet indice est basé sur des données et des enquêtes auprès des utilisateurs recueillies par Numbeo, reflétant les perceptions et les expériences des visiteurs du site web.

Andy Yan, directeur du City Program à l’Université Simon Fraser, estime que le recours aux impressions des utilisateurs est toujours l'un des principaux défis des sondages en ligne.

On ne sait jamais… Quelqu'un pourrait le diffuser, par exemple, sur une liste Reddit, et tout le monde inonderait le site de réponses, ce qui fausserait les résultats.

La façade de l’Association des francophones de Nanaimo.

Le local de l’Association des francophones de Nanaimo se situe au 31-1925, Bowen Road, à Nanaimo.

Photo : Radio-Canada / Mélinda Trochu

En général, le classement de Numbeo classe mieux les villes moyennes que les grandes villes.

Or, pour le maire, Leonard Krog, pas question de trop remettre en cause le fonctionnement du classement. Ma blague habituelle, depuis des années, c'est que tous les maires prétendent être le maire de la meilleure ville. Ils racontent tous n'importe quoi. Moi, je dis la vérité.

Nicole Langlois renchérit, disant que Nanaimo est une bonne option pour la retraite et faire face aux changements climatiques.

On [ne] vit pas les gros désastres, comme [...] des inondations, puis des choses comme certaines villes de la Colombie-Britannique peuvent faire face. Là, nous, c'est encore assez tranquille ici à propos de ça.

Avec l’analyse de Justin McElroy et des informations de Claire Palmer

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