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Ce thriller politique en 7x52 min esquisse un beau portrait d’héroïne indépendante et combative, qui tente de s’imposer face aux manipulations et à la corruption.
Passer la publicité Passer la publicité« Les résultats ne sont pas encore publiés mais tu as fait une très belle campagne », dit l’homme en massant la nuque d’une femme que l’on imagine, à juste titre, être son épouse. « Tu sais bien que je ne serai pas élue présidente du Burkina Faso mais dans le fond je suis soulagée, réplique-t-elle. J’espère seulement que le résultat ne sera pas trop humiliant ». Surprise, on apprend très vite que Suzanne Traoré (Georgette Paré), femmes d’affaires de 55 ans, l’emporte haut la main. Pas besoin de second tour. Et pourquoi pas après tout ? Plusieurs pays d’Afrique ont eu des femmes cheffes d’État : le Liberia, le Malawi, l’Ethiopie… C’est toujours le cas en Tanzanie et Namibie.
Mais, avant même son investiture officielle, Suzanne déchante. Un homme vient à sa rencontre, le représentant des compagnies multinationales qui contrôlent l’or dans le pays. Il est prêt à investir des milliards dans l’économie, créer des emplois. « Voici la liste les personnes avec lesquelles nous aimerions travailler si elles sont nommées au gouvernement », explique-t-il, un petit sourire tranquille en coin. Avant de s’amuser carrément du refus choqué de la future présidente. « On vous a fait élire mais nous n’avons pas besoin de vous pour gérer le pays. Prenez cette liste », intime-t-il.
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En quelques minutes à peine, Une femme à Kosyam pose les bases de son récit. Première femme à accéder au pouvoir, intègre, Suzanne incarne l’espoir d’un renouveau pour cet État de l’ouest africain comptant quelque 20 millions d’habitants. Elle aimerait former un gouvernement d’union nationale. Mais elle n’est donc pas là par hasard. Un immense gisement de pétrole a été découvert. Et on ne la considère que comme une marionnette...
Cette série burkinabée en 7x52 minutes, créée et réalisée par Serge Armel Sawadogo, sera diffusée dès le 4 mars sur TV5Monde+, puis le 8 sur TV5Monde Afrique à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Elle esquisse, sur le mode du thriller, un beau portrait d’héroïne indépendante et combative, qui tente de s’imposer face aux manipulations et à la corruption. On songe à Borgen, dans laquelle la première ministre danoise perdait bien vite ses illusions comme ses idéaux et découvrait un monde de compromissions permanentes. Comme dans Borgen aussi, on partage les états d’âme de la famille de l’élue. Son époux n’est pas très motivé par le statut de Première dame. Ses enfants sont partagés...
On se souvient du thriller politique Wara, coproduction d’heureuse mémoire, entre la France, le Sénégal et le Niger, déjà sur TV5Monde. Une femme à Kosyam, du nom du palais servant de résidence officielle à la présidence, est une autre fiction ambitieuse, porteuse de thématiques complexes, qui offre le plaisir d’explorer de nouveaux territoires de fiction.


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