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Une famille d’East Angus, d’origine algérienne, craint de devoir quitter le Québec en raison des nouveaux critères mis en place à la suite de la fin du Programme de l’expérience québécoise.
Chaque jour, on me pose la question. Est-ce qu’on va rester? Est-ce qu’on va partir? Moi, je dis, je ne sais pas, affirme Samia Sahraoui, ingénieure en génie civil de formation, qui travaille maintenant chez Vêtements Cookshire.
La famille de Samia Sahraoui et de Djiali Zouaoui est installée depuis près de deux ans à East Angus. Elle craint de devoir quitter leur pays d’adoption comme elle ne répond pas suffisamment aux critères du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), qui remplace le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Désormais, les travailleurs temporaires souhaitant obtenir la résidence permanente canadienne doivent passer par le PTSQ qui comprend un système de pointage.
Le PTSQ octroie aux immigrants souhaitant rester au Québec un pointage en fonction notamment de leur région, leur âge, leur langue et leur diplomation. Un manque de considération, selon la famille.
Nous n’avons pas étudié au Québec. On a zéro point, mentionne M. Zouaoui. Je suis venu en tant que travailleur.
La sœur de Samia Sahraoui est désormais citoyenne canadienne. Elle réside à Saint-Hyacinthe en Montérégie. Comme elle n’est pas en Estrie, ils ne peuvent pas obtenir des points supplémentaires pour avoir de la famille dans la région.
Je suis venu ici pour rester. Je ne suis pas un aventurier
En Algérie, M. Zouaoui occupait le poste de technicien supérieur en bâtiment et travaux publics.
La famille répondait, selon elle, aux critères du PEQ avant son abolition. C’était un programme qui avait des règles que nous avons accomplies. C’était l’intégration, la francisation et travailler pendant deux ans. On a fait tout ça. C’était un problème clair et sûr, soutient Samia Sahraoui.
C’est avec fierté que le couple parle de leurs trois enfants qui se sont bien intégrés à leur arrivée au Québec. Ils ont eu de bons résultats. Ça prouve qu’on a pas eu tort de venir ici, souligne la mère.

Les enfants de la famille vont à la Polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus.
Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer
Sur Facebook. le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration Jean-François Roberge, montre du doigt le gouvernement fédéral qui aurait selon lui ralenti les renouvellements de permis de travail, privant beaucoup d'immigrants d'une chance de se qualifier au PSTQ.
Leur permis de travail vient à échéance et le gouvernement fédéral ne veut pas les renouveler, peut-on lire.
Par écrit, Ottawa stipule que ses objectifs d’arrivée de nouveaux résidents temporaires n'affectent pas les renouvellements de permis (d’études ou de travail) des personnes qui se trouvent déjà au Canada.
Sans ce renouvellement d'ici novembre 2026, la famille devra quitter le pays. Les jeunes qui sont au secondaire espèrent poursuivre leur cheminement au Québec.
Je suis vraiment bien intégrée. Retourner en Algérie serait difficile parce qu’il faudrait tout recommencer, résume Sérine, l’une des enfants.


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