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Une exposition née de la collaboration

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EXPOSITION. Des styles différents qui s’harmonisent dans un espace, voilà l’élément clé que l’on retrouve dans l’exposition intitulée Parcelles et reflets. Cette dernière représente également le fruit d’un travail de collaboration réalisé en résidence par les artistes Élise Thibault, Linda Cyrenne ainsi que Nathalie Dupont.

L’Express est allé à leur rencontre dans l’espace solo d’Axart, là où est présentée l’exposition qui sera accessible au public jusqu’au 1er mars.

Le parcours est le suivant.

En théorie, les visiteurs doivent d’abord découvrir les créations d’Élise Thibault, comprenant notamment de l’argile ou du papier de riz washi. Ces matériaux ont d’ailleurs permis à l’artiste de sortir de sa zone de confort.

Une création d’Élise Thibault. (Photo : Ghyslain Bergeron)

L’expérience artistique se poursuit avec les œuvres de Linda Cyrenne qui mettent principalement en valeur la soie.

La visite se termine avec les créations de Nathalie Dupont, qui met en lumière la poésie, la transparence avec du plastique, le dessin ainsi que le modelage.

Que signifie «Parcelles et reflets»? Chaque artiste en propose une interprétation qui lui est propre à travers ses créations.

Pour Mme Cyrenne, le titre fait référence à la pièce de soie et aux parcelles de verre utilisées dans certaines de ses œuvres.

De son côté, Mme Dupont a expliqué que, de «façon générale», les «parcelles» peuvent également être définies comme des «fragments».

«Je suis partie de mes créations au quotidien, soit le dessin et la poésie. J’en ai extrait des fragments. Ce qui ressort rapidement, c’est le mot ‘‘murmure’’. À travers ces fragments, on retrouve plusieurs éléments de dessin et de poésie et c’est le public qui crée l’œuvre, selon comment il se place par rapport à celle-ci», a-t-elle détaillé.

En ce qui concerne les reflets, Mme Dupont a fait savoir que ceux-ci sont représentés par la transparence des bandes de plastique, qui forment l’une de ses œuvres de l’exposition, mais également par les vitres de l’emplacement.

Une œuvre de Linda Cyrenne. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Pour Élise Thibault, elle a précisé que le titre de l’exposition est représenté par sa «création autour de la transformation».

«Ç’a été un processus pour faire émerger des fragments intimes, de tension et des traces. Ce sont des œuvres qui parlent de ce qui a été reconstruit lentement à partir de ce qui a été ébranlé. C’est la base de mon travail», a-t-elle raconté.

Expérience en résidence

Du 14 janvier au 1er février, les trois artistes ont été en résidence pour concevoir les œuvres de l’exposition. Cette expérience leur a notamment permis d’échanger afin de présenter au grand public un projet qui s’harmonise.

Linda Cyrenne a trouvé que c’était «intéressant et sollicitant».

Élise Thibault, quant à elle, s’est exprimée en disant qu’elle devait travailler en fonction d’assurer une «bonne transition» vers les œuvres de Mme Cyrenne.

«Linda devait s’assurer d’une bonne transition vers les créations de Nathalie. Il fallait s’assurer d’avoir une continuité [pour le parcours]. Ce n’est pas toujours facile de trouver ce lien-là, avec la mise en espace», a-t-elle constaté.

Ayant déjà participé à une résidence avec l’exposition Fissure, Nathalie Dupont a renchéri en disant que le fil conducteur s’est fait notamment par la couleur.

L’exposition a également été réfléchie en fonction de la lumière et des ombres.

Pour le trio, le principal défi était le temps alloué pour la conception des œuvres.

Un aspect qui aurait pu affecter le travail d’Élise Thibault.

«Avec l’argile, il faut que tu travailles beaucoup avec le temps. L’une de mes pièces a failli être détruite. Le séchage était important», a-t-elle expliqué.

Chaque bande nécessitait une installation de 40 minutes. (Photo : Ghyslain Bergeron)

La résidence était d’ailleurs ouverte au public.

Les artistes ont mentionné que plusieurs visiteurs sont venus sur place, mais que beaucoup ont suivi l’évolution des œuvres présentées via les réseaux sociaux et ont fait plusieurs commentaires envers les créations.

Élise Thibault, Linda Cyrenne et Nathalie Dupont invitent les artistes à créer des œuvres en résidence pour non seulement «sortir de la boîte», mais également pour «innover».

«Les artistes restent souvent enfermés dans leur ‘‘boîte’’ à créer des œuvres. Mais quand tu partages un espace avec d’autres artistes, c’est le fun», a conclu Mme Thibault.

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