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Une classe spécialisée de maternelle 5 ans sera abolie à partir de la prochaine rentrée scolaire au Centre de services scolaire (CSS) des Phares. La fermeture de cette classe de l'école de l'Aquarelle de Rimouski suscite de l'inquiétude chez Autisme Est-du-Québec, qui se demande si les ressources suivront pour ces élèves à besoins particuliers.

Le directeur général d'Autisme de l'Est-du-Québec, Simon Dufresne (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix
L’orientation privilégiée est d’offrir du soutien adapté directement dans les écoles de quartier, avec le service en fonction des besoins, une approche reconnue comme favorable à la réussite et à l’inclusion des élèves, poursuit le Centre de services scolaire, qui compte 23 classes similaires au niveau primaire, et 33 au niveau secondaire.

Les élèves concernés pourront poursuivre leur apprentissage dans leur école de village avec un soutien approprié, assure le CSS. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger
Essentiellement, les élèves qui auraient autrement bénéficié de cette classe spécialisée poursuivront leur parcours scolaire dans leur école de village, en classe ordinaire, tout en recevant le soutien nécessaire. Cette tendance à l'inclusion des enfants à besoins particuliers s'observe partout au Québec.
Le soutien suivra-t-il?
Autisme Est-du-Québec, qui vient en aide aux enfants avec le trouble du spectre de l'autisme ainsi qu'à leurs familles, appuie aussi cette volonté d'inclusion. Son directeur, Simon Dufresne, indique cependant qu'il surveillera de près la rédaction des plans d'intégration spécialisée des enfants concernés.
C'est que, d'après lui, les promesses d'accompagnement et de soutien ne se concrétisent pas toujours. Souvent, ce qu'on obtient comme temps, comme ressources, comme adaptation aux besoins, ça correspond très peu à ce qui était promis, affirme Simon Dufresne. Que ce soit par manque de personnel, de formation ou de lieux adaptés, énumère-t-il.

Le directeur général d'Autisme de l'Est-du-Québec, Simon Dufresne (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix
Il faut passer à l'action, mettre des ressources nécessaires pour faciliter l'inclusion, croit le directeur d'Autisme Est-du-Québec. Ce manque de soutien pousse parfois des mères à laisser leur emploi pour se consacrer à temps plein à leur enfant, précise M. Dufresne.
Le Syndicat du personnel de soutien scolaire des Phares signale pour sa part ne pas manquer de ressources pour répondre à ces nouveaux besoins. Il arrive toutefois que ceux-ci changent en cours d'année, par exemple dans le cas d'élèves nécessitant plus ou moins d'accompagnement que prévu.
Cette situation force les techniciens en éducation spécialisée (TES) à s'adapter constamment, ce qui peut créer de l'incertitude. Est-ce que ces élèves seront assurés d'avoir 30 heures, par exemple, sans contrainte? Ma réponse à ce jour serait non, indique Marie-Ève Leblanc, présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire des Phares.
Les enseignants surveilleront aussi de près la conception des portraits des besoins et des capacités des élèves. Ce qui est inquiétant, c'est qu'on a un nombre limité de ressources qui peuvent venir en appui dans les classes, pour un nombre illimité et inconnu de situations où il y a besoin d'intervention. On est inquiets pour le soutien que les profs peuvent recevoir en classe, et évidemment, pour les services aux élèves, signale Sylvie Lefebvre, présidente du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis.
Le Centre de services scolaire des Phares n'envisage pas l'abolition d'autres classes spécialisées.


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