NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au nord-est de Toulouse, insécurité et tapages nocturnes viennent perturber la vie des habitants du quartier de Borderouge cet été. Entre pétition et réunions, ils se rebiffent.
Article réservé aux abonnés S'abonner

Par Kelman Marti Publié le 12 juil. 2026 à 6h04
Il y a un peu plus de 20 ans, une zone au nord-est de Toulouse se transformait complètement : le quartier de Borderouge sortait de terre. Les champs étaient alors remplacés par des résidences d’habitations, la place Antoine-Froidure, des parkings et un boulodrome, tandis que des commerces venaient donner du liant à ce nouveau lieu de vie.
Depuis, les années ont passé et le quartier n’a cessé de se développer encore et encore, au point de ne plus être en bordure directe de la ville, mais englobé dans cette dernière. En parallèle de cette évolution, un phénomène a lui aussi gagné du terrain : le tapage nocturne. Si bien qu’en juillet 2026, le comité de quartier de Borderouge et des riverains se sont mobilisés pour « préserver la tranquillité publique » d’un lieu transformé « en véritable boîte de nuit à ciel ouvert » où une personne est même morte poignardée en juin dernier. Récit.
Un tapage nocturne concentré sur le parking du boulodrome
En cette chaude matinée de juillet où la croix de pharmacie affiche déjà 31 °C à 10 h, le cœur du quartier Borderouge Sud, au niveau de la Maourine, bat encore timidement. La place Antoine-Froidure est quasi déserte ; les vacanciers ayant quitté Toulouse, les actifs étant au travail et les jeunes profitant des vacances scolaires pour dormir.

Le carré d’arbres, de jeux pour enfants et de fontaines à eau d’environ 3 800 m², tout comme le boulodrome et le parking lui faisant face, sont d’un calme en opposition totale avec le tapage nocturne dont se plaignent les riverains.

Entre drogues, musique à fond et courses
Bernard Cholet est l’un d’eux. Président du comité de quartier, il essaie de fédérer les habitants pour « en finir avec les nuisances sonores qui durent de 22 h, dès lors que les boulistes partent, jusqu’à 4 h, voire 5 h du matin ».
« C’est chaque année la même chose : trafic de drogue, boîtes de nuit à ciel ouvert, ça crie, les personnes consomment des bonbonnes de gaz hilarant, les phares sont allumés toute la nuit, les portières ouvertes et la musique à fond », résume Christine (prénom modifié), une riveraine installée à Borderouge Sud depuis 13 ans. « Il y a aussi ceux qui font des courses à moto ou en voiture », ajoute Diego Pozo, un autre habitant.

Selon lui, le problème remonte à il y a environ six ans, quand sa voisine le date de seulement trois ans. Reste que tous rapportent une recrudescence de cette insécurité nocturne à l’approche de l’été et des premières chaleurs.
Encore plus dérangeant en période de canicule
Et c’est bien là que réside une partie du problème. « Ce qui embête le plus les riverains, c’est de ne pas pouvoir dormir la nuit, parce qu’il fait chaud, qu’ils laissent les fenêtres ouvertes et qu’il y a de la musique qui ne s’arrête pas jusqu’au matin », explique Bernard Cholet.
D’après lui, le phénomène serait encore plus exacerbé cette année avec la Coupe du monde de football et les matchs joués tard dans la nuit. Un point qui ne convainc pas tout le monde, mais qui pourrait y contribuer.

Une pétition lancée
Face à cette insécurité nocturne, Diego Pozo a lancé une pétition, qui a déjà recueilli plus de 280 signatures, et l’a présentée à la maire de quartier, Valérie Jacquet-Violleau, lors d’une réunion organisée il y a environ deux semaines, également en compagnie de membres du comité de quartier.
Depuis cette dernière, « nous n’avons eu aucun retour, on a l’impression de ne pas être entendus par la mairie », s’indigne Christine, qui en cas de nuisances, avertit Allo Toulouse, comme ses autres voisins.
Quelles solutions ?
« À notre avis, il n’y a pas mille solutions, il faut mettre en place au plus vite une surveillance nocturne policière renforcée », indique le comité de quartier. Diego Pozo avait, lui, demandé « l’installation d’un ralentisseur au niveau de l’arrêt de bus De Pisan ». Résultat ? « Lors d’une visite sur place, la réponse des autorités a été sans appel : »priorité trop basse, d’autres travaux sont en cours » », rapporte-t-il.
Une autre solution évoquée par les riverains serait de bloquer l’accès au parking pendant les nuits d’été, voire de le condamner simplement pendant cette période de l’année.
« Maintenant, c’est l’enfer »
« Ça fait trop longtemps que ça dure. On habitait dans un quartier paisible. Maintenant, c’est l’enfer. Ce n’est plus sécurisé et on n’est plus tranquille, alors qu’on était bien jusqu’à maintenant. Ça devient la prolongation des Trois Cocus », lance Christine, désespéré.
Pour rétablir l’ordre et la sécurité – une thématique au cœur de la dernière campagne électorale victorieuse de Jean-Luc Moudenc -, « il est urgent que le conseil municipal prenne des mesures concrètes », insiste la pétition.
« Un lieu abandonné »
Selon les habitants, le cœur du problème viendrait de là. « Que ce soit ici, à la Maourine, ou dans les autres quartiers, les gens à l’origine de ces nuisances viennent là parce qu’ils savent que c’est un lieu abandonné », estime l’un des résidents du quartier à la table d’un café.
« Depuis 23 ans, le lieu n’a pas bougé. Tous les matins, on est témoin des beuveries du soir », ajoute l’une de ses voisines installées à Borderouge depuis plus de 15 ans.
En clair, « tant que la mairie n’investira pas de l’argent pour rénover et sécuriser le parking du boulodrome et la place Antoine-Froidure, les nuisances sonores continueront », avoue Claude (prénom modifié), un autre résident.
La mairie met déjà en place plusieurs mesures
Contactée par Actu Toulouse, la municipalité dit se mobiliser « pour préserver la tranquillité des riverains » et rappelle qu’en cas de nuisance, ils « peuvent effectuer un signalement auprès d’Allo Toulouse au 05 61 222 222 ».
« Les riverains ont été reçus par la maire de quartier, Valérie Jacquet-Violleau. En complément de ce dialogue continu avec toutes les parties prenantes [riverains, comité de quartier], plusieurs mesures ont été prises par la mairie de Toulouse », rapporte un porte-parole :
- « un arrêté municipal interdisant la consommation d’alcool sur la voie publique dans le secteur est en vigueur depuis 2025 (renouvelé en 2026 et applicable jusqu’en 2027) ;
- depuis le 1er janvier 2026, la police municipale a réalisé 26 patrouilles de sécurisation de l’espace public sur le secteur Froidure / Villeneuve. Celles-ci ont lieu particulièrement les soirs, l’été pendant le week-end, afin de prévenir les risques de nuisances sonores, avec la consigne de verbaliser systématiquement les infractions caractérisées, ce qui a déjà eu lieu à plusieurs reprises ;
- cette problématique figure à l’ordre du jour des réunions partenariales entre les polices municipale et nationale. »
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


3 hour_ago
64





























.jpg)






French (CA)