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Volleyball Québec tient son traditionnel camp sportif à l'Université de Sherbrooke jusqu'au 7 août. Mais pour une première fois, l'organisation propose du soutien financier à de jeunes athlètes afin de démocratiser le sport.
Stéphanie Kruzel, 16 ans, quitte sa communauté franco-ontarienne pour Sherbrooke afin de participer au camp le temps d’une semaine. Son voyage en Estrie est nourri par une soif de perfectionnement. Son jeu mérite encore d’être poli si elle souhaite atteindre son objectif : devenir une athlète professionnelle.

Stéphanie Kruzel rêve de percer dans ce sport qu'elle adore, le volleyball.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
« Honnêtement, quand je suis arrivée, j'ai ressenti quelque chose de bienveillant, de la gentillesse, non seulement avec les filles, mais aussi avec les coachs », confie-t-elle.
144 jeunes de 13 à 17 ans de l’Ontario au Nouveau-Brunswick se rassemblent à l’Université de Sherbrooke (UdeS). Certains bénéficient d'une aide financière.
Nouveau programme
Dans un contexte où tout coûte de plus en plus cher, envoyer son adolescent à un camp sportif estival relève du luxe pour certaines familles, souligne la codirectrice au développement de la pratique sportive chez Volleyball Québec, Maude Lajeunesse. Les frais pour le camp s'élèvent à 1375 $ pour cinq jours, ce qui inclut l'hébergement.

Maude Lajeunesse est co-directrice au développement de la pratique sportive chez Volleyball Québec.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Pour améliorer l'accès au sport, Volleyball Québec éponge la majorité des coûts d'inscription pour les familles à faible revenu. Elles peuvent obtenir un remboursement de 1080 $. Pour inscrire un seul enfant et bénéficier du soutien, un ménage doit gagner tout au plus 30 526 $ par année. Pour nous c'est un investissement, c'est investir dans le potentiel de nos jeunes, souligne Maude Lajeunesse.
On croit que tout le monde devrait avoir accès au volleyball, mais aussi au perfectionnement dans ce sport.

Près de 150 athlètes ont pris part à cette première semaine d'entraînement à l'Université de Sherbrooke.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
La participation des jeunes athlètes est déterminée par tirage au sort. L'objectif est de donner la chance à tous de profiter du camp. On n'a pas de sélection ici, dès que tu t'inscris, la seule chose qui est demandée est si tu as déjà joué au volleyball dans le passé. Ça peut être juste un an avant, ajoute-t-elle.
Preuve que le sport a toujours la cote, Volleyball Québec affirme avoir été contraint de refuser des candidatures à l'aube du camp.
Les entraîneurs y trouvent aussi leur compte
Stéphanie Kruzel et les autres jeunes jouissent d'une formation sportive provenant à la fois d'entraîneurs français et québécois. De Paris, l'entraîneur Thomas Saussay revient annuellement à Sherbrooke depuis 13 ans pour prendre part au camp.

Thomas Saussay est un Français dans la quarantaine. Il explique être tombé en amour avec Sherbrooke et ses installations sportives à sa première venue, en 2013.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
T'as pas d'autres choix que de tomber en amour avec ce camp, du moment où t'acceptes d'être mauvais au début et d'avoir envie de progresser à chaque fois, laisse-t-il tomber.
Le camp est bénéfique pour les athlètes, mais également pour les entraîneurs, croit le directeur général de Volleyball Québec. Au niveau des athlètes, c'est intéressant, mais c'est plus ludique. Pour les entraîneurs, c'est plus perfectionniste, plus [axé] sur leur développement et la recherche d'aptitudes. Ils sont supervisés par un entraîneur sénior, explique Guillaume Proulx Goulet.

Guillaume Proulx Goulet est le directeur général de Volleyball Québec.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé


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