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Cela aurait pu figurer dans le prochain volet de la saga « Jurassic World ». Un sac à main conçu avec du cuir de tyrannosaure a été mis en vente.
Par Loïse Delacotte avec AFP

Maison Giquello
Le sac en peau de T-rex de la maison Giquello.
Jurassic Bag. Ce jeudi 11 juin, la maison Giquello met en vente à Paris un sac en cuir exceptionnel. Celui-ci, dévoilé au printemps lors d’une exposition à Amsterdam, a été réalisé en cuir de Tyrannosaure, reconstitué à partir de cellules retrouvées sur un fossile. L’Hôtel de Drouot estime cette « pièce unique » entre 300 000 à 500 000 euros.
Comme le rappelle l’AFP, ce sac a été conçu en utilisant des restes de collagène de T-rex provenant du fémur d’un squelette retrouvé dans le Montana, il y a 25 ans. L’objet de forme rectangulaire et doté d’une bandouillère est de couleur vert-gris comme on peut le voir sur le site de la maison Giquello.
Iacopo Briano, expert en paléontologie, associé à la vente aux enchères précisait à nos confrères : « Ces dernières années, on a réussi à avoir des techniques, des biotechnologies avec lesquelles on peut donner des instructions à une culture cellulaire pour construire, entre guillemets, en laboratoire, de la vraie peau de T-Rex ».
« Un objet sans précédent dans l’histoire du luxe »
La célèbre maison d’enchères Drouot qui gère la vente a communiqué sur l’objet en évoquant successivement « un objet sans précédent dans l’histoire du luxe » et une « prouesse scientifique ».
La pièce de cuir ayant en effet été créée « sans aucun recours à l’élevage animal », elle permettrait d’envisager une nouvelle façon de produire du cuir, sans passer sur « le prélèvement ni sur l’élevage intensif », qui ne soit pas non plus du cuir vegan fabriqué à partir de plastique. L’expert en paléontologie a rappelé que cette technique de culture cellulaire avait généré un sac en véritable peau : la peau d’un animal éteint depuis 67 millions d’années et qui ne figure plus que dans les musées et les œuvres de science-fiction.
Alexandre Giquello, à la tête de la maison qui organise la vente, a expliqué qu’il a fallu « inventer un prix », l’objet étant totalement inédit. « 300 000 euros, c’est quand même beaucoup, beaucoup d’argent. En même temps, c’est une chose unique au monde. Donc, le rare étant cher, voilà le résultat », avait-il justifié à l’AFP. Combien pour des bottines en diplodocus ?


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