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Alors que se termine un mois de janvier où le Québec a vu cinq féminicides présumés se dérouler dans différentes régions, des manifestations ont eu lieu un peu partout en Mauricie jeudi, dans l’espoir de dénoncer ces situations qui continuent de se produire.
La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), qui était derrière cette mobilisation, a pu organiser des manifestations dans six municipalités.
La directrice de la TCMFM, Johanne Blais, rappelle l’importance de la mobilisation quand on parle de féminicides.
C'est vraiment de rendre visibles ces féminicides et d'une certaine façon commémorer, honorer les femmes qui ont perdu la vie dans le cadre d'un féminicide. C'est pour qu'on en parle encore plus dans la sphère publique ou dans la population, que ça devienne un sujet moins tabou, affirme-t-elle.
Elle rappelle que les féminicides ne sont que la pointe de l’iceberg des nombreuses formes de violence que vivent les femmes.
En dessous de ces féminicides, il y a beaucoup de femmes qui vivent beaucoup de violence et qui souffrent et qui n’ont pas suffisamment accès aux services, rappelle-t-elle.

La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie a organisé des rassemblements simultanément dans tous les secteurs de la région jeudi.
Photo : Avec l'autorisation de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie
La TCMFM a organisé des manifestations les 8, 22 et 29 janvier, alors que des féminicides auraient eu lieu à Montréal, à Québec, à Rougemont, à Puvirnituq et à Manawan depuis le début de l’année.
C'est sûr que ça crée en ce moment une grande préoccupation. On a fini l’année passée avec 16 féminicides confirmés, selon un rapport de la coalition féministe contre les violences faites aux femmes, qui travaille aussi avec SOS violence conjugale. Donc on a fini l'année avec 16, le mois n’est pas fini, puis on en a 5, donc c'est sûr que c'est préoccupant, ajoute-t-elle.
Mme Blais explique l’importance d’organiser ces rassemblements pour dénoncer et éduquer, autant en milieu rural qu’en milieu urbain, notamment parce que les réalités ne sont pas les mêmes, on peut penser à l’accès au transport pour avoir accès aux services.
Peu importe ce que tu sois en milieu urbain, rural, peu importe dans la classe sociale où tu trouves, peu importe ton statut migratoire ou autochtone, tu peux vivre des situations de violence et c'est important qu'on sensibilise la population partout en Mauricie à cet effet là, dit-elle.

Des rassemblements ont eu lieu jusqu'à La Tuque jeudi.
Photo : Avec l'autorisation de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie
Elle réclame un meilleur accès aux services pour les femmes victimes de violence, plus d’éducation dans les écoles et que plus des personnes agissent comme des témoins actifs lorsque des signes de violences apparaissent en public contre les femmes.
D'après des entrevues à l'émission Fin PM et au Téléjournal Mauricie


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