Pour une fois, le titre français ajoute une touche d’esprit supplémentaire. Murder is easy devient Un meurtre est-il facile? L’interrogation amène une dimension de plus, d’autant que si, de toute manière, le nom de ce roman de 1939 est bien convenu, il colle mieux au propos. Peut-on tuer cinq (puis six, puis sept) personnes sans que personne ne s’en aperçoive? C’est l’interrogation de cette histoire fraîche et captivante.
Policier de retour d’Asie, Luke s’est fait des sous – on ne sait comment – et se trouve donc à la retraite. Dans le train, il se trouve face à une vieille dame qui, redoute-t-il, va lui parler. Ça ne manque pas. Un flot de cancans. Mais ce que dit la petite Miss Pinkerton n’est pas banal: elle se rend à Scotland Yard pour informer la police centrale que dans sa bourgade, les meurtres se succèdent. Elle craint d’ailleurs pour le médecin du village. Et attention, sera-t-il dit, «la plupart des vieilles filles intarissables sont malignes comme des singes».


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