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Un résident de l’île de Vancouver a plaidé coupable à plusieurs infractions dans ce que la police qualifie d’« affaire de voyeurisme la plus importante jamais jugée au Canada ». Les enquêteurs du Service de police de Saanich estiment qu’au moins 652 femmes et fillettes en ont été victimes.
La police de Saanich a déclaré que Yin Yeung Derek Chan, 39 ans, a été condamné à une peine de prison de 4 ans et demi, jeudi.
Il a plaidé coupable d'avoir subrepticement photographié et filmé des personnes dans des endroits où elles pouvaient s’attendre à ce que leur intimité soit assurée, d’avoir observé et enregistré du matériel à des fins sexuelles, d’avoir produit du matériel pédopornographique et d’avoir diffusé du matériel obtenu dans le cadre d’un acte criminel.
Yin Yeung Derek Chan a été ajouté au registre national des délinquants sexuels.
La police dit avoir commencé son enquête en janvier 2024 après avoir découvert qu’un individu avait publié des photos et des vidéos voyeuristes sur les réseaux sociaux depuis Saanich.
Les enquêteurs ont remonté la trace de Yin Yeung Derek Chan. Celui-ci avait déjà été reconnu coupable de voyeurisme après avoir été surpris en train de filmer une femme dans une cabine d’essayage d’un centre commercial de la région de Victoria.
Yin Yeung Derek Chan a été arrêté à son domicile de Saanich en avril 2024. Les policiers ont alors saisi plus de 28 heures de vidéo et des milliers d’images prises entre avril 2017 et novembre 2023. L'individu est en détention depuis janvier 2025.
Une quarantaine de victimes identifiées
Le matériel saisi montre des femmes et des fillettes photographiées et filmées à leur insu dans des commerces, sur des plages et parfois même à travers des fenêtres de leur domicile, dans la région du Grand Victoria.
Nous savons qu’une partie de ce matériel a été partagée sur Internet, y compris à l’étranger. Nos enquêteurs ont pris des mesures pour que ce contenu soit supprimé, explique Damian Kowalewich, le chef de police adjoint du Service de police de Saanich.
Le processus est très compliqué, reconnaît-il cependant. Comme beaucoup le savent, il est virtuellement impossible de nettoyer Internet. C’est l’un des aspects qui fait que l’impact pour les victimes est plus important.
La police a identifié et contacté une quarantaine des victimes.
Les personnes qui pensent qu’elles pourraient faire partie des victimes peuvent contacter la police en écrivant à file950@saanichpolice.ca (nouvelle fenêtre).
D’après un article (nouvelle fenêtre) de Simon Little


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