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La vague de froid de la dernière semaine a nui à la production maraîchère autour de Rimouski.
Je dirais qu’il y a, peut-être, au moins 30 % des plantes qui ne survivront pas, indique Donald Dubé, de la ferme Vert Mouton de Saint-Valérien, devant ses premières semailles dans son champ.
Des périodes de gel, de vent et de pluie, survenues peu de temps après les semis, n’ont pas laissé beaucoup de chances à ces jeunes pousses.

Donald Dubé indique que le début de la saison est difficile avec la vague de froid de la dernière semaine.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Sa production prend du retard. Le maraîcher attend la fin du froid pour semer de nouveau et, entretemps, les conditions météorologiques n'offrent pas de bonnes conditions de travail à l'extérieur. Les pluies sont abondantes. On ne peut pas rentrer aux champs. Ça nous retarde dans notre plan, explique-t-il.
À l’ouest de Rimouski, Claude Fortin, du Maraîcher d’en haut, connaît lui aussi un début de saison difficile. C’est difficile de faire les transplantations, parce qu’on a beaucoup de nuits très froides.

Donald Dubé garde ces jeunes pousses de brocoli dans la serre en attendant des températures plus clémentes à l'extérieur.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Les deux producteurs soulignent toutefois que la saison est encore jeune et qu’elle pourrait bien évoluer, malgré un départ pénible. C'est du déjà vu, quoique, quand ça arrive, il faut s'organiser, résume Donald Dubé.
Si on perd des plants, on va en remettre en production. On va vivre avec le retard.
Il n’est pas trop tard, assure Claude Fortin. Cela dit, débuter avec un faux printemps, selon lui, ça veut dire qu’en partant, on a ces pertes-là.
Froid et humide
L’agronome Luc Bérubé du Groupe Pousse-Vert dit en effet avoir remarqué un début de saison trop froid pour des producteurs.

Les agriculteurs de la région doivent composer avec les conditions météorologiques.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
On a atteint des -2 si on regarde les stations météo qu’on suit au niveau des producteurs. C’est quand même pas banal vers la fin du mois de mai.
Il ajoute que l'humidité ajoute une couche de difficulté puisque les sols ne sont pas favorables aux semences. Le froid c’est une chose, mais si on ajoute l’humidité, ben là c’est encore plus difficile.
On n’a pas grand-chose à faire contre le froid lui-même, autre que de patienter que ça rentre dans l’ordre, résume Luc Bérubé.
La semaine dernière, Environnement Canada a maintenu des avis de gel pendant quatre nuits au Bas-Saint-Laurent.


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