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DÉCRYPTAGE - Rongé par la corruption, le narcotrafic et la faillite des partis traditionnels, le continent sud-américain cède à la tentation populiste de droite incarnée par des candidats inspirés par la méthode Trump.
Passer la publicité1 - Un continent qui bascule à droite
En Amérique latine, le mouvement de la fameuse « marée rose », amorcé par la gauche arrivée au pouvoir ces vingt dernières années, n’a plus le vent en poupe… Il a même tourné et le continent semble mettre le cap à droite toute. Au Salvador, Nayib Bukele a construit sa popularité sur la lutte contre les gangs. En Argentine, Javier Milei a été élu sur un programme de rupture totale avec l’État providence. En Équateur, Daniel Noboa a fait de la sécurité sa priorité.
Au Chili, l’élection de José Antonio Kast a confirmé la progression des droites conservatrices. Même le Costa Rica, considéré comme l’une des démocraties les plus consensuelles de la région, est dorénavant dirigé par Laura Fernández, issue de la droite dure. Dans des pays rongés par le narcotrafic et l’insécurité, le terrain est fertile pour ces nouveaux visages portés par la crise de confiance envers les partis traditionnels. Pragmatiques, ils s’inspirent aussi de la méthode Trump. Appliquée sur le terrain, elle consiste en une communication agressive, un positionnement antisystème face aux élites et une polarisation de la société, tout en capitalisant sur les échecs des promesses de la gauche.


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