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Un homme et une femme de la Mauricie ont volé des dizaines d’antennes de télécommunication, non pas pour les revendre, mais pour les envoyer à l’écocentre au nom de l’environnement.
L’histoire remonte à 2020 et 2021, mais a connu son dénouement le 11 mai dernier au palais de justice de Shawinigan. Claudia Magny, 32 ans, a été déclarée coupable d’une dizaine de chefs d’accusations de vol.
Selon les documents de la cour, elle et son conjoint de l’époque, Éric Montembeault, 54 ans, ont dérobé, à plusieurs reprises, des antennes de télécommunications usagées dans la cour extérieure de l’entreprise d’intégration sociale SIT Mauricie à Saint-Tite.
M. Montembeault entreposait les biens volés avant d’aller les porter à l’écocentre pour des fins de récupération, tout en payant des frais de 10 $ pour chaque chargement.
Dans sa défense, Claudia Magny espérait être déclarée innocente puisqu’elle croyait bien faire pour la protection de l’environnement. Le juge Pierre Lortie n’a pas retenu cet argument.
Voler n’était pas son choix
Lors de son procès, la femme a soutenu avoir agi sous l’influence de son conjoint, qui avait une conscience environnementale très développée. Elle a tenté d’obtenir la clémence du juge en mentionnant que voler n’était pas son choix.
La seule façon que je n’aurais pu y aller, c’est de me tirer en bas du char.
Selon elle, un collant sur les antennes indiquait un risque biologique, ce qui les a poussés à vouloir sortir le matériel de la cour de l’entreprise.

Afin de justifier les vols, les malfaiteurs ont dit à la Cour qu'ils croyaient que l'endroit n'était plus en activité.
Photo : Radio-Canada / Raphaël Poliquin
Une antenne suivie à la trace
Soupçonnant que l’entreprise était victime de malfaiteurs, les dirigeants ont installé un dispositif de localisation sur une des antennes. C’est ce geste qui a permis à la Sûreté du Québec de retracer et d’épingler Magny et Montembeault pour la première fois en septembre 2020, alors qu’ils venaient de dérober 15 antennes.
Après une accalmie, les deux voleurs ont recommencé leur stratagème en janvier 2021. Cette fois, ils ont été filmés par des caméras de surveillance et arrêtés par la Sûreté du Québec peu de temps après.
Éric Montembeault a réglé ses dossiers en plaidant coupable à des chefs d’accusation de vols d’une valeur inférieure à 5000 $ à l'automne 2023. Il a écopé d’une peine de 12 mois avec sursis. Claudia Magny s’est vue imposer une peine de six mois avec sursis. Les deux ont évité la prison.

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Un couple de la Mauricie a volé du matériel électronique pour l’envoyer à l’écocentre afin de protéger l’environnement.
Photo : Radio-Canada


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