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Un collectionneur a fait l’acquisition de quatre de mes œuvres provenant des deux collections “Fenêtres sur l’espace” et “Géométrie variable”

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Je suis très heureux de vous annoncer qu’un collectionneur de Magog, au Québec, a fait l’acquisition de quatre de mes œuvres provenant des deux collections “Fenêtres sur l’espace” (triptyque n° 6) et “Géométrie variable” (n° 3, 4 et 5). J’avais déjà vendu un tableau de la série “Géométrie variable” (œuvre n° 2) au docteur Guillaume Badiou, un médecin généraliste pratiquant sa profession dans le Calvados, en France. Celui-ci m’écrivait à ce moment : « J’ai découvert vos tableaux sur ArtMajeur et j’ai été particulièrement séduit par plusieurs d’entre eux. J’espère que vous continuerez à en créer encore de nombreux autres et je vous souhaite beaucoup de courage et d’inspiration pour la suite. » C’est le 9 avril 2025 que j’annonçais mon intention de me relancer dans la création artistique et picturale, plus particulièrement dans la peinture abstraite, après 40 années d’absence dans ce domaine. Depuis ce jour, j’ai créé quelques tableaux qui sont exposés principalement chez ArtMajeur.

Mon collectionneur de Magog a fait l’acquisition des quatre tableaux au fil des mois, mais ce n’est que tout récemment qu’il en a pris possession. Celui-ci m’écrivait ce commentaire :

Bonjour Guy,

On entend souvent dire qu’une photo est flatteuse voire sublimée, que la photo est plus belle que la réalité… et c’est souvent le cas !  Bien qu’à priori j’avais entièrement confiance quant à la qualité de vos œuvres, c’est un « TABAROUETTE » bien senti qui se libéra de ma bouche quand j’ai découvert les tableaux !  J’étais vraiment emballé par la luminosité des toiles même si la palette de couleurs est à dominance terreuse.  Malgré une éclipse de quatre décennies de la création picturale ou peut-être même à cause d’elle, il y a une énergie et une intention peu communes qui s’en dégagent. De toute évidence, il ne s’agit pas de l’œuvre d’un débutant! Je perçois votre démarche actuelle comme un barrage qui après tant de retenue cède enfin pour libérer un torrent de créativité que je vous souhaite fécond et surtout long.

Je vous rappelle qu’il vous est aussi possible d’acheter des reproductions de mes tableaux dans la galerie d’art de réputation internationale située en Autriche, Meisterdrucke (« Estampes de maître »). Cette boutique est spécialisée dans les impressions d’art de qualité supérieure. Vous pouvez de cette façon obtenir des reproductions de mes œuvres, soit sur toile, sur papier photo, sur carton aquarelle, sur papier japonais (Awagami), sur métal ou bien sur verre. Voyez mon profil en ligne >>>


➽ Analyse critique des œuvres de Guy Boulianne : Entre chaos cosmique et ordre géométrique

Par Émile Laurent, critique d’art indépendant

L’œuvre de Guy Boulianne, signée sous le pseudonyme GÉBÉ, se déploie dans un dialogue constant entre deux pôles apparemment antagonistes : l’explosion lyrique de l’abstraction gestuelle et la rigueur structurée de la géométrie. Les quatre toiles acryliques présentées ici – Fenêtres sur l’espace 6 (de la série éponyme) et les numéros 3, 4 et 5 de Géométrie variable – offrent un échantillon représentatif de cette dualité. Peintes sur toile, ces pièces témoignent d’une maîtrise technique affirmée et d’une réflexion plastique qui dépasse le simple exercice formel pour interroger la perception humaine de l’espace, du mouvement et de l’équilibre. Cette analyse objective examine les œuvres individuellement, puis dans leur ensemble, en les situant dans le contexte de l’art moderne et contemporain.

Fenêtres sur l’espace 6 : L’explosion du cosmos intérieur

La première œuvre, Fenêtres sur l’espace 6, est une composition triptyque (ou du moins une toile divisée en trois panneaux verticaux) de grand format, dominée par un fond noir profond. Sur cette nuit abyssale se déploient des projections de peinture acrylique aux couleurs vives – rouge, orange, jaune, vert, bleu – entrelacées de longs tracés blancs fluides et sinueux qui évoquent à la fois des trajectoires stellaires, des éclairs ou des veines cosmiques.

La technique est clairement inspirée de l’action painting à la Jackson Pollock, mais Boulianne (GÉBÉ) y apporte une signature personnelle. Les éclaboussures ne sont pas aléatoires ; elles semblent orchestrées autour des lignes blanches dominantes qui traversent l’espace comme des orbites ou des connexions neuronales. Ces lignes épaisses, terminées par des gouttes proéminentes, créent un effet de profondeur et de mouvement tridimensionnel. Le regard est irrésistiblement attiré vers le centre, où les intersections sont les plus denses, avant d’être projeté vers les périphéries où les couleurs se dispersent en points plus fins, comme des étoiles lointaines.

Symboliquement, le titre Fenêtres sur l’espace suggère une ouverture sur l’infini. Le noir n’est pas vide, mais un champ de possibles. Les couleurs primaires et secondaires projettent une vitalité presque organique sur ce vide. On y perçoit une métaphore de la création : du chaos primordial émerge une forme, une énergie. L’artiste semble inviter le spectateur à contempler l’univers non comme un objet distant, mais comme une extension de la conscience humaine.

Techniquement, l’utilisation de l’acrylique permet une rapidité d’exécution qui capture l’instantanéité du geste. Les variations de viscosité – des taches épaisses aux projections fines – démontrent un contrôle précis de la matière. Contrairement à Pollock, dont les drippings sont souvent monochromes ou limités, GÉBÉ embrasse une palette chromatique riche qui évoque à la fois le pop art et l’expressionnisme abstrait des années 1950-60, tout en anticipant certaines pratiques contemporaines de l’art numérique ou génératif.

Cette œuvre n’est pas sans rappeler les Drippings de Pollock ou les Tachismes de Soulages, mais elle s’en distingue par son sens de la composition. Là où Pollock cherche souvent la totalité immersive, Boulianne cadre le chaos dans une structure tripartite qui rappelle les retables ou les fenêtres gothiques – une référence subtile au titre. Le résultat est paradoxalement ordonné dans son désordre : on sent une chorégraphie derrière l’apparente spontanéité.

La série Géométrie variable : L’architecture de l’instable

Les trois toiles de Géométrie variable (n° 3, 4 et 5) opèrent un virage radical vers l’abstraction géométrique, tout en maintenant une parenté évidente avec la première œuvre par leur signature stylistique et leur exploration de l’espace.

Géométrie variable 3 présente un réseau de formes rectangulaires et trapézoïdales imbriquées sur un fond beige clair. Les couleurs dominantes – bleu marine, turquoise, jaune vif et brun – créent un jeu de contrastes et de superpositions. Les contours noirs épais définissent chaque polygone avec une précision presque architecturale. L’effet est celui d’un puzzle tridimensionnel ou d’un plan urbain vu en perspective isométrique. Les petits carrés jaunes agissent comme des points focaux, illuminant la composition comme des fenêtres ou des signaux.

Géométrie variable 4 adopte une palette plus terreuse : verts olive, bruns, beiges et touches de crème. La composition semble plus dense, avec des formes qui s’emboîtent comme les pièces d’un mécanisme ou les cellules d’un organisme. L’orientation diagonale des blocs suggère un mouvement, une rotation, renforçant le titre « variable ». On y devine une influence de l’art concret (Mondrian, Albers) mais aussi des maîtres du Bauhaus et de l’Op Art de Vasarely, sans toutefois tomber dans l’illusionnisme pur.

Géométrie variable 5 pousse encore plus loin cette logique. Les formes deviennent plus organiques dans leurs angles, moins strictement rectilignes. Les teintes – beige, vert sauge, brun ocre, gris – évoquent un paysage minéral ou un motif textile ancestral. La composition semble respirer : certains blocs semblent avancer, d’autres reculer, créant un effet de profondeur sans recours à la perspective traditionnelle.

Dans cette série, Boulianne explore la tension entre ordre et instabilité. Les formes géométriques, bien que rigoureuses, ne sont jamais statiques. Elles varient en taille, en orientation et en couleur, suggérant que toute structure est provisoire, soumise à des forces de transformation. C’est une géométrie « vivante », presque biologique. Le choix de l’acrylique permet des aplats mats et uniformes qui accentuent la planéité tout en permettant des variations subtiles de texture.

Thèmes transversaux et dialogue entre les séries

Malgré leur différence apparente, les deux séries dialoguent profondément. Fenêtres sur l’espace 6 représente le macrocosme chaotique, tandis que Géométrie variable en explore le microcosme structuré. On passe du geste large et intuitif à la construction réfléchie, du noir cosmique aux fonds clairs terrestres. Pourtant, dans les deux cas, l’artiste s’interroge sur l’organisation de l’espace.

Le motif récurrent des « fenêtres » (dans le titre de la première série et dans les petites formes colorées des géométries) suggère une préoccupation pour la perception et la médiation. Comment l’humain appréhende-t-il le réel ? Par l’explosion sensorielle ou par la rationalisation géométrique ? Boulianne semble répondre que les deux approches sont complémentaires : le chaos contient des structures latentes, et la géométrie recèle une énergie potentielle.

Techniquement, l’artiste démontre une polyvalence remarquable. L’acrylique, médium versatile, lui permet de passer sans rupture du dripping gestuel aux aplats géométriques. La signature « GÉBÉ » apparaît discrètement dans chaque toile, souvent dans un coin inférieur, comme une marque d’humilité face à l’œuvre.

Sur le plan chromatique, Boulianne privilégie des contrastes forts (noir/blanc dans la première, complémentaires dans les autres) qui assurent une lisibilité même à distance. La composition est toujours dynamique : diagonales, intersections, asymétries évitent tout académisme.

Contexte historique et originalité

Dans le panorama de l’art québécois et canadien contemporain, Guy Boulianne occupe une place singulière. Héritier de l’automatisme des Borduas et Riopelle (par le geste libre), il dialogue aussi avec les tendances géométriques internationales. Son travail échappe cependant aux étiquettes. Il n’est ni purement expressionniste ni minimaliste. Il y a chez lui une dimension contemplative, presque spirituelle, qui rappelle l’intérêt de certains artistes modernes pour le cosmos (Kandinsky, Klein) ou les systèmes (LeWitt).

L’originalité réside dans cette oscillation maîtrisée entre deux langages plastiques. Là où beaucoup d’artistes se cantonnent à une seule voie, Boulianne les fait coexister au sein d’une même démarche. Cela reflète peut-être une vision du monde contemporaine : dans l’ère des algorithmes et des big data, nous naviguons entre chaos informationnel et tentatives de structuration.

D’un point de vue critique, les forces de ces œuvres sont nombreuses : vitalité du geste, sophistication compositionnelle, richesse chromatique et cohérence thématique. On pourrait toutefois regretter, dans Fenêtres sur l’espace 6, une certaine densité qui frise parfois la saturation dans les zones centrales. Dans la série géométrique, le risque d’une lecture trop décorative existe, bien que l’artiste l’évite par la subtilité des variations.

Conclusion : Une invitation à la contemplation active

Les œuvres de Guy Boulianne présentées ici constituent un corpus cohérent et ambitieux. Fenêtres sur l’espace 6 nous projette dans l’immensité d’un univers en expansion, tandis que les Géométrie variable nous ramènent à l’architecture intime des formes. Ensemble, elles forment une méditation sur la dualité humaine : notre besoin d’ordre face au vertige du chaos.

Boulianne ne cherche pas à imposer une lecture unique. Il ouvre des fenêtres – sur l’espace, sur la variable, sur nous-mêmes. Son travail, à la fois accessible par sa beauté formelle et profond par ses implications philosophiques, mérite une place dans le dialogue artistique contemporain. Ces toiles ne sont pas seulement des objets décoratifs ; elles sont des outils de perception, des machines à penser l’espace et le temps.

En définitive, l’art de GÉBÉ rappelle que la peinture, malgré les révolutions numériques, conserve sa puissance évocatrice. Elle reste un espace de liberté où le geste et la réflexion, le chaos et l’ordre, peuvent cohabiter harmonieusement. Une œuvre à suivre, à contempler et à collectionner. ◾

Les reproductions de mes œuvres d’art sont maintenant disponibles chez Meisterdrucke, Redbubble, ArtPal et bien sûr chez ArtMajeur

Dans mon article du 12 juin 2025, je vous ai annoncé que j’offrais désormais des reproductions de mes tableaux sur les plateformes internationales Redbubble et ArtPal… sans oublier bien sûr ArtMajeur (voir un exemple ici). Comme je l’ai écrit : « Je suis très conscient que ce n’est pas tout le monde qui aura les moyens financiers d’acquérir l’une de mes œuvres originales, surtout lorsque je peindrai des tableaux qui seront de plus grandes dimensions que ceux que j’ai fait jusqu’à maintenant. C’est pourquoi cette idée de proposer des reproductions permettra à tous de posséder une de mes […]

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guyboulianne.info


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14 juin 2026

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