NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un centre destiné à accueillir les personnes qui perturbent l’ordre public, mais qui ne font pas l’objet de poursuites pénales, ouvrira bientôt ses portes à Edmonton.
C’est ce qu’ont annoncé la police municipale et Recovery Alberta, l’agence provinciale responsable des services de santé mentale et de lutte contre les dépendances.
Le centre devrait être opérationnel dans les semaines à venir, ont-ils indiqué, sans donner de date précise.
Le projet de l’Integrated Stabilization Centre (ISC) — le nom choisi pour le nouveau centre — est en gestation depuis huit mois, en collaboration avec le gouvernement provincial, comme l’indique le chef de la police d’Edmonton, Warren Driechel.
Un centre de détention provisoire
Il explique que, lorsque le centre d’accueil ouvrira ses portes au centre-ville, les agents utiliseront des pouvoirs de détention provisoire pour y détenir les personnes appréhendées en état d'ébriété pendant une durée de 24 heures maximum.
Un communiqué du ministère de la Santé mentale et de la Lutte contre la dépendance indique que le centre prendra en charge les personnes en difficulté à Edmonton, épicentre de la crise des opioïdes en Alberta.
Le Ministère précise que l’ISC sera doté de personnel clinique de Recovery Alberta, de travailleurs sociaux ainsi que de personnel d’aide au rétablissement.

Le chef de la police d'Edmonton, Warren Driechel, a indiqué que le nouveau centre devrait être opérationnel dans les semaines à venir.
Photo : Radio-Canada / Emily Williams/CBC
Mardi, lors de la présentation du rapport annuel de la police d’Edmonton aux conseillers municipaux, Warren Driechel a fait savoir que les équipes d’intervention d’urgence des services sociaux étaient actuellement débordées, et, donc, lentes à réagir.
Il a expliqué que, à cause de cela, il arrive que les policiers interviennent au milieu de la nuit pour des situations qui ne constituent pas nécessairement des délits et sans savoir, parfois, où ils sont censés conduire les personnes impliquées.
Je vais le dire franchement : parfois, la réponse consiste simplement à les ramasser, à essayer de les déposer devant un refuge et à espérer qu’ils franchissent la porte, a dit Warren Driechel devant les conseillers municipaux. Et je ne pense pas que ce soit la réponse appropriée à l’heure actuelle, a-t-il ajouté.
Aux journalistes, le chef de la police a expliqué que le nouveau centre pourrait aider la police à trier les personnes qu’elle juge incapables de prendre soin d’elles-mêmes, soit parce qu'elles seraient sous l’emprise de stupéfiants ou parce qu'elles souffriraient de troubles de santé mentale.
Le centre [...] permettra de prendre soin de ces personnes [...], puis de déterminer quelles sont les prochaines étapes pour elles.
Actuellement, la police ne peut placer une personne en détention provisoire que si elle a été mise en accusation pour une infraction telle que l’ivresse publique.
Une approche critiquée
L’approche que compte mettre en œuvre la police à travers le nouveau centre fait toutefois l’objet de critiques.
Petra Schulz, cofondatrice du groupe Moms Stop the Harm, considère le centre annoncé comme une cellule de dégrisement, ce qui, selon elle, pourrait être mal perçu par les personnes que le projet est censé aider.
Voir débarquer quelqu’un en uniforme qui vient vous chercher pour votre propre bien et vous enfermer quelque part n’est pas l’approche qui va fonctionner.
Mme Schulz craint que la nouvelle politique de la police ne pousse, au contraire, les consommateurs de drogue à se cacher, ce qui peut être dangereux en cas de surdose.
Tout en se demandant si l’initiative était fondée sur des données probantes, Ginetta Salvalaggio, professeure de médecine à l’Université de l’Alberta, fait remarquer, pour sa part, que la répression ne fonctionne pas.
D’après un texte (nouvelle fenêtre) d’Emily Williams


1 month_ago
69



























.jpg)






French (CA)