Xavier Lacaille et Benjamin Castaldi détaillent dans Culture Médias les coulisses du mockumentaire The Giaccomo. Un film entièrement improvisé, tourné en équipe réduite, qui plonge dans l'univers de l'influence et ses dérives entre fiction et réalité.
Invité de Culture Médias, Xavier Lacaille revient sur le choix du mockumentaire (un documentaire parodique) pour le film The Giaccomo. Un format qui sert autant le propos que la production.
"C'est un budget ric-rac", résume-t-il. Le film repose sur une équipe réduite et une grande souplesse de tournage. "Un cadreur, un preneur son, moi, et toutes les scènes sont improvisées." Sans scénario figé, le projet évolue au fil des situations rencontrées sur le terrain, avec une logique de faux documentaire ancré dans le réel du monde de l'influence.
Une méthode fondée sur l'improvisation
Ce fonctionnement permet de multiplier les lieux et les situations, parfois dans des conditions inattendues. L'équipe adapte en permanence son tournage aux opportunités. "On essayait du matin au soir d'être réactifs à ce qui se passait dans les scènes", explique Xavier Lacaille.
Cette liberté a même conduit le film jusqu'à Dubaï, un terrain qu'il décrit comme central dans l'économie des influenceurs.
Une scène marquante avec Benjamin Castaldi
L'une des séquences les plus commentées est celle avec Benjamin Castaldi, elle aussi entièrement improvisée. "On cherchait quel personnage de Castaldi je devais interpréter", raconte-t-il. Il finit par incarner une version volontairement désabusée de lui-même : "un Castaldi totalement dépressif".
Le film suit un personnage obsédé par la réussite dans le monde des réseaux sociaux. Pour nourrir ce réalisme, l'équipe a rencontré plusieurs figures du secteur, dont des créateurs majeurs. "Tous les influenceurs jouent très bien parce qu'il n'y a pas de texte", souligne Xavier Lacaille, évoquant notamment des tournages réalisés dans des salles de sport ou des lieux privés.
Au-delà de la comédie, le film explore une face plus sombre de l'influence, notamment l'addiction aux réseaux sociaux et la quête de visibilité permanente.
Benjamin Castaldi y voit un miroir de l'époque : "On est prêts à faire n'importe quoi pour faire le buzz." Une dérive que le film met en scène sans caricature frontale, en laissant place à une forme d'ambiguïté entre satire et réalité.


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