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Un bronze posthume de Paryse Martin rend hommage au SPVQ

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Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a inauguré l’œuvre d’art public intitulée La symétrie du temps de l’artiste Paryse Martin, décédée en 2024. Érigée sur la place commémorative de la Centrale de police, dans le secteur Lebourgneuf, cette sculpture de bronze d'une valeur de 383 000 $ a été achevée à titre posthume par la succession de l’artiste afin d'honorer l'engagement des policiers et policières envers la communauté.

C'est d'un réalisme qui est saisissant! lance Marianne White, responsable de la culture et de la sécurité publique du comité exécutif de la Ville de Québec, lors du dévoilement. Des policiers ont servi de modèles, dont celui qui a croisé la route de l’artiste et lui a insufflé son inspiration.

Reprendre le flambeau

Paryse Martin avait trois oeuvres d’art public en chantier lorsqu’elle est décédée en mars 2024. L’hommage à l’arbre au boulet sur la rue St-Louis intitulée Porter les songes à la limite du ciel, L'hommage à l'enseignement avec Apprivoiser ses vertiges au Collège François-de-Laval et La symétrie du temps. Cet hommage aux policiers SPVQ, est la troisième et dernière œuvre achevée par sa jeune sœur, Natacha Martin, à qui Paryse avait confié la mission de terminer ses travaux.

Des policiers en tenue de cérémonie se tiennent derrière une sculpture en bronze d'officiers se tendant la main.

Des membres du SPVQ assistent au dévoilement de la statue de bronze conçue par l'artiste Paryse Martin.

Photo : Radio-Canada / Patricia Tadros

Je me sens à la fois très fière et reconnaissante, parce que ma sœur m'a fait confiance, explique Natacha Martin, émue. Ça, c'est une chose que les gens ne réalisent pas, c'est une immense confiance qu'elle a dû me donner de finir ses projets, dit-elle, saluant l’équipe qui a permis la réalisation des oeuvres, dont Julie Gagnon, La Chambre Blanche et la Fonderie d’Art d’Inverness.

L’artiste établie à Québec vivait avec le cancer depuis une dizaine d’années. Elle me préparait à sa mort éventuelle, raconte sa soeur. On a eu beaucoup de discussions sur sa mort, ce qui se passerait après et sur ses volontés, souligne-t-elle.

J’étais reconnaissante qu'elle ait fait ça, parce que les choses étaient claires pour moi. Je savais comment m'occuper d'elle, je savais quoi faire avec sa succession, avec ses œuvres, et je savais qu'il fallait que je finisse les projets.

La symétrie du temps

Si de véritables policiers ont servi de modèle, les visages ont toutefois été légèrement modifiés pour préserver leur anonymat. Contrairement à ses habitudes de moulage en plâtre, Paryse Martin a exploré pour la première fois la technologie du scan 3D. Cette méthode a exigé des modèles de garder une immobilité prolongée, un processus extrêmement exigeant physiquement. Pour obtenir le degré de précision souhaité, l'équipe a dû morceler virtuellement les corps des policiers lors de la conception.

Deux statues de policiers en uniforme se font face et tiennent ensemble un sablier au-dessus d'un socle triangulaire.

Le monument commémoratif « La symétrie du temps » rend hommage aux policiers de la ville de Québec.

Photo : Courtoisie Vvlle de Québec

La sculpture met en scène deux policiers qui se croisent lors d'un changement de quart de travail en se transmettant un sablier. Le sablier, c'est tout l'aspect du temps dans le travail des policiers, explique Natasha Martin. Autant dans la durée, dans la persévérance, le temps d'intervention. Puis aussi le fait que ça fait depuis 1843 qu'il y a un policier en service, souligne-t-elle.

Huit personnes entourent deux statues de bronze représentant des policiers devant un mémorial extérieur.

La soeur et le frère de Paryse Martin (au centre) ainsi que l'équipe qui a travaillé sur l'oeuvre «La symétrie du temps».

Photo : Radio-Canada / Patricia Tadros

Ce fut un projet d'envergure qui a nécessité un effort collectif. Natacha Martin, qui n'avait pas toutes les connaissances techniques requises, a pu compter sur l'expertise des anciennes assistantes de sa sœur.

Marianne White, rappelle que de telles initiatives ont un impact réel et justifié dans l'espace commun.

Les gens des fois se questionnent, ça coûte cher des œuvres d'art public, ou certains des fois peuvent remettre un petit peu en question pourquoi on fait ça. Mais je pense qu'aujourd'hui on a une démonstration de l'importance de faire des œuvres d'art public comme celle-là, qui ont une charge émotive et qui viennent rendre hommage aux policiers, aux gens sur qui on compte pour nous garder en sécurité, mentionne-t-elle.

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