D’origine étrusque, la poena cullei était une technique d’exécution réservée aux parricides. Dans un sac, le culleus, on enfermait, avec le condamné, un coq, une vipère, un chien et un singe; le tout était ensuite balancé à la flotte. Chaque animal avait un rôle à jouer: le coq donnait du bec dans la vipère, laquelle mordait alors le condamné. Le chien avait une fonction plus symbolique: la fidélité à son maître matérialisait le reflet inversé de celle dont le criminel avait manqué envers ses parents. Et le singe? Depuis la plus haute Antiquité (on peut relire, à ce sujet, les Fables d’Esope), on en a fait un miroir déformant de l’humain, la supposée laideur du macaque étant à l’image de celle de notre âme – ici, celle du parricide.


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