«L’âge d’or de l’Amérique commence aujourd’hui», assurait Donald Trump le 20 janvier 2025. Douze mois plus tard, le bilan est amer. A l’international, Donald Trump a imposé des droits de douane punitifs au monde entier. A ses adversaires comme à ses «alliés», un terme qui n’a plus vraiment de sens à la Maison-Blanche. Le président ukrainien a été humilié, le président du Venezuela kidnappé. Donald Trump, qui dit ne «pas avoir besoin du droit international», affirme «diriger» Caracas depuis Washington. Et les indécences se sont tant répétées que cela ne choque au fond plus personne.
Dans le reste du monde, les Etats-Unis ont bombardé l’Iran, l’Irak, le Nigeria, la Somalie, la Syrie, le Yémen, des dizaines de bateaux dans les Caraïbes. Donald Trump a menacé d’envoyer des troupes au Mexique, en Colombie, d’annexer le Canada. Il veut maintenant le Groenland. Et n’exclut pas d’utiliser la force pour parvenir à ses fins. L’OTAN semble au bord de l’explosion, Moscou se frotte les mains et la Chine observe. Le grand frère bienveillant s’est transformé en tyran imprévisible et personne ne sait où il s’arrêtera. Les affaires internes ne vont pas beaucoup mieux.
Grand format: L’Ohio de J. D. Vance dans les décombres du rêve américain, un an après le retour de Donald TrumpLa force et l’intimidation pour politique
Depuis son Bureau ovale doré, Donald Trump dirige à coups de décrets présidentiels face à un Congrès à majorité républicaine docile. Les troupes fédérales aux ordres du président agissent avec impunité là où elles sont déployées (avant tout dans les villes démocrates) – arrêtant étrangers et Américains confondus. Les émeutiers du Capitole sont des «héros», les opposants politiques des «insurrectionnistes». Le Département de la justice colle des procès à ceux qui déplaisent au chef, et musées et universités sont priés de se conformer à la doxa. Les médias sont encore libres mais la pression monte. La liberté d’expression vacille.
Lire aussi: ICE, les trois lettres qui résument un an de présidence TrumpEt pour quoi? Les prix de l’essence sont plutôt bas et l’immigration a diminué, apprécie son électorat populaire. Les performances de la bourse sont bonnes, saluent ses soutiens en col blanc. L’électeur moyen du président ne possède toutefois pas d’actions, le pouvoir d’achat stagne et les coûts de la vie augmentent – tout comme ceux de la santé. Alors que le pays s’enfonce dans un autoritarisme qui n’a plus rien d’une théorie. La plupart des républicains continuent de soutenir leur président mais le doute s’installe. Les élections de mi-mandat changeront-elles la donne? Peut-être. Donald Trump fait déjà tout pour jeter le discrédit sur leur intégrité.


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