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Des salariés de Cerap Prévention, acteur du nucléaire basé à Cherbourg, travaillent à la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis, sous la menace des missiles.
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Par Sebastien Lucot Publié le 2 mars 2026 à 21h14
Début 2022, Cerap Prévention, entreprise experte en prévention des risques dans le secteur du nucléaire, avait décroché un contrat important avec les Émirats arabes unis (EAU). Ce pays est aujourd’hui situé au cœur de la guerre qui a éclaté le samedi 28 février 2026 au Moyen-Orient, l’Iran ayant lancé des représailles vers les pays du Golfe après l’attaque israélo-américaine sur son territoire.
Une cellule de crise
Via sa filiale NüSAM, la société, dont le siège social se trouve à Cherbourg (Manche), assure depuis quatre ans, en collaboration avec Nawah Energy Company, filiale de l’Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC), la radioprotection de la centrale nucléaire de Barakah.
Situés sur la côte du Golfe persique, dans un pays qui a été la cible depuis trois jours d’une attaque massive de l’Iran avec plus de 100 missiles et 200 drones, le site et ses quatre réacteurs nucléaires voient sa sûreté vaciller.
Avec plusieurs employés actuellement sur zone, principalement d’origines locale et internationale et de deux Français, l’industriel cotentinois voit ces événements comme « extrêmement préoccupants ». Il porte toute son « attention quant à la situation de nos équipes et salariés sur place », informe Fabrice Quemener, directeur général du groupe Cerap.
La direction de la société créée en 1998 se dit « pleinement mobilisée et en contact permanent » avec ses équipes. Une cellule de crise, constituée des responsables NüSAM sur place aux Émirats et des directeurs du siège du groupe Cerap en France, a d’ailleurs été ouverte.
« Nous poursuivons nos missions »
Avec ses réunions quotidiennes mises en place pour suivre la situation au jour le jour, les membres de cette cellule s’assurent de suivre « strictement les consignes données par les autorités locales et par le ministère des Affaires étrangères ».
En ce début mars, une trentaine de personnes se trouvent sur site. D’ici au vendredi 20 mars, pour le prochain arrêt de tranche programmé de l’un des réacteurs de la centrale nucléaire, une soixantaine de personnes de la filiale NüSAM est attendue.
« Nous poursuivons nos missions essentielles à la sécurité et sûreté du site, avec toutes les précautions requises », ajoute Fabrice Quemener.
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