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Trois élèves de 7e année de Memramcook présentent leur premier court métrage

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Un récit né de l’imagination de trois élèves d’une école de Memramcook, au Nouveau-Brunswick, a été présenté pour la première fois au public, samedi.

La première du court-métrage Le fantôme de Frank Cormier a eu lieu au Monument-Lefebvre.

Pour les jeunes créateurs Benoît Belliveau, Hugo Dupuis, et Xavier Wheaton, qui sont en 7e année à l’École Abbey-Landry de Memramcook, c’était un mélange d’émotions.

Trois enfants sur une scène, l'un parlant dans un micro, devant un théâtre rempli de spectateurs.

Benoît Belliveau, Hugo Dupuis et Xavier Wheaton sur scène au Monument-Lefebvre.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Excité, nerveux, content, a dit Benoît Belliveau. Je me sens vraiment content de comment on a travaillé fort pour ça.

C’est comme un rêve qui est devenu vrai, déclare Xavier Wheaton. Juste voir la communauté venir pour regarder notre film, c’est vraiment cool.

Fiers qu’on ait réussi de faire le film et que ça apporté ici tant de monde, renchérit Hugo Dupuis.

Pour les jeunes qui sont acteurs dans Le fantôme de Frank Cormier en plus d’avoir travaillé derrière la caméra, ce sont aussi les fruits d’efforts de longue haleine.

Dans un théâtre rempli de spectateurs, un écran géant sur une scène joue une scène de coulisses de sang sur un fond blanc.

Présentation du film «Le fantôme de Frank Cormier», à Memramcook

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

À l’origine, ils envisageaient alors une pièce de théâtre autour d’un récit fantastique de fantôme, mais ils ont eu du mal à se limiter à un seul endroit où camper leur personnage.

On s’est dit : on a bien trop de places dans l’école qu’on veut faire la pièce. Ça fait qu’on a décidé de tout prendre ça et de mettre ça dans un film à la place, explique Hugo Dupuis.

Le trio était en 4e année lorsqu’a commencé le tournage. Après une longue pause, ils ont poursuivi le travail.

Dans un théâtre, une affiche de film et un mannequin sur lequel on a posé un manteau noir et un vieux chapeau brun sont posés sur un tapis rouge, le long d'un rideau noir.

Des costumes et des affiches annonçant le film, samedi au Monument-Lefebvre.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Motivés, ils ont obtenu un financement provincial pour aller chercher une aide professionnelle, celle du cinéaste Chris Leblanc.

On a regardé le premier film qu’ils ont commencé, puis on a fait un remue-ménage, a expliqué le réalisateur acadien de documentaires, de séries et de vidéoclips. On a vu qu’est-ce qu’on voulait ajouter à l’histoire. On voulait ajouter plus d’implication dans l’école.

Un homme pose devant un rideau noir, une affiche de film et un mannequin sur lequel on a posé un manteau noir et un vieux chapeau brun.

Le cinéaste Chris LeBlanc

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Le fantôme de Frank Cormier leur a aussi permis de s’aventurer à des endroits inattendus, comme le sous-sol de l’église Saint-Thomas. Une expérience unique, selon Hugo Dupuis.

On a pu aller à deux reprises en dessous de l’église pour filmer, raconte-t-il. C’était vraiment cool. Le sous-sol, c’était tout de la terre.

L’aide technique d’un cinéaste de métier leur a permis de mieux comprendre les métiers de l’industrie du cinéma.

Ça prend beaucoup de temps, beaucoup plus que je l’avais imaginé, admet Benoît Belliveau.

Dans un grand théâtre, trois enfants sont assis au premier rang. Les personnes à l'arrière se sont levées et ils applaudissent.

Les spectateurs ovationnent Benoît Belliveau, Hugo Dupuis et Xavier Wheaton, assis à l'avant, après la présentation du film.

Photo : Radio-Canada / Katherina Boucher

Les angles pour la caméra, où est-ce qu’il faut que tu la places, poursuit-il. Ça prend beaucoup de shots pour faire une petite scène. Même si ça dure cinq secondes, ça va peut-être prendre une heure à le filmer.

On a aussi besoin d’un gros micro pour le son, ajoute Xavier Wheaton. Sans ça, ça sonnerait juste pas bon.

On a fait une couple de scènes sans, se souvient-il, et ça sonnait pas trop bien.

Le résultat : une intrigue de fantôme dans un cadre local, où des détails comme les tunnels sous l’église Saint-Thomas prennent une ampleur tout autre grâce à l’imagination de cinéastes en devenir.

D’après le reportage de Katherina Boucher

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