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Sport 03/08/2026 16:50
Le président de l’Union cycliste internationale (UCI), David Lappartient, maintient que ces contrôles de nuit sont des « outils » utiles dans la lutte contre le dopage.

FABRICE COFFRINI / AFP
Le président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient, défend les tests nocturnes antidopage, malgré les polémiques lors du Tour de France. (photo d’illustration prise en mars 2025)
Une clarification, mais pas de rétropédalage. Le président de l’Union cycliste internationale (UCI), qui regroupe les fédérations du monde entier, a pris la parole le dimanche 2 août pour défendre les contrôles nocturnes antidopage, qui ont fait l’objet de critiques lors du Tour de France masculin. « Le cyclisme suscite toujours des soupçons à cause de son passé », a souligné David Lappartient lors d’une prise de parole avant la 2e étape du Tour féminin, rapportée par L’Équipe et Le Parisien.
Les visites des inspecteurs, parfois au beau milieu de la nuit, en avaient exaspéré certains lors de l’édition 2026 de la Grande Boucle, à l’image du coureur slovène Matej Mohoric, qui avait décrit la pratique comme « désagréable ». « Nous payons le passé du cyclisme » vérolé par le dopage, mais « il serait bon d’établir certaines limites humaines », avait-il jugé.
Les contrôles nocturnes infligés à Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar – vainqueur de la Grande Boucle pour la cinquième fois – avaient été qualifiés d’« inhumains » par plusieurs cyclistes selon l’AFP. Le syndicat des coureurs professionnels (CPA) avait aussi mis son grain de sel, dénonçant des pratiques « en contradiction avec les objectifs recherchés » et qui « entrav[ent] la récupération des athlètes ».
Un « outil » dans le « combat » contre le dopage
Dans sa prise de parole de dimanche, David Lappartient a commencé par saluer le bilan positif de la lutte antidopage lors du Tour de France masculin. « L’ITA [l’International Testing Agency chargée d’organiser les tests, ndlr] ne fait jamais de communiqué de presse sur les résultats négatifs, seulement sur les positifs, a relevé le patron du cyclisme mondial, nous n’en avons vu aucun concernant le Tour de France, donc il me semble qu’il n’y ait eu aucun cas positif. »
Sur les tests de nuit, le président de l’UCI s’est dit convaincu de l’efficacité de cette pratique. « Je sais ce qui a été fait pour lutter contre le dopage », a-t-il déclaré, assurant que « les contrôles nocturnes sont un outil dans ce combat ». David Lappartient a toutefois concédé que « ce n’est pas un outil à utiliser au quotidien » et qu’« il faut y recourir de manière très exceptionnelle ».
« Il ne s’agit pas de soupçonner un coureur en particulier, mais d’envoyer un message global au peloton », a-t-il plaidé avant de nuancer : « Nous ne soutiendrons pas cette pratique tous les soirs. Les heures normales des tests ne sont pas la nuit ». « Cependant, nous soutenons l’ITA s’ils doivent réaliser un test spécifique », a insisté David Lappartient, rappelant que le « microdosage » de certaines substances dopantes « ne peut pas être détecté six ou sept heures après ».
D’où l’importance de « savoir que l’ITA peut venir », même de nuit, a-t-il expliqué, ajoutant que « c’est toujours une source de crainte pour les coureurs ».


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