NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans les années 1930, plus d'un siècle après sa création en Bavière, le monstre de Frankenstein (Christian Bale) est à l'agonie, se sentant désespérément seul. Se rendant à Chicago, il demande au Dr Euphronious (Annette Bening) de lui créer une compagne à partir du cadavre d'Ida (Jessie Buckley), une jeune femme assassinée par les hommes de main du parrain de la mafia (Zlatko Burić). Le couple ne passe pas longtemps inaperçu, entrant rapidement dans le viseur de l'inspecteur Jake Wiles (Peter Sarsgaard) et de son assistante Myrna Mallow (Penélope Cruz).
Vieux loup de mer, le remake de La Fiancée de Frankenstein (classique de l'horreur réalisé en 1935 par James Whale, avec Valerie Hobson dans le rôle-titre face à Boris Karloff) a longtemps traîné sur les étagères d'Universal. Martin Scorsese a été attaché au projet dans les années 1990, tout comme Bill Condon dans les années 2010, dans le cadre du Dark Universe (franchise qui avait pour ambition de réunir les monstres classiques d'Universal Pictures), avorté après l'échec de La Momie avec Tom Cruise en 2017.
Un univers pulp
C'est finalement Marie Gyllenhaal — qui avait décroché le prix du scénario à Venise en 2021 avec son premier film The Lost Daughter, d'après Elena Ferrante — qui met en scène le personnage imaginé par Mary Shelley en 1818 dans Frankenstein ou le Prométhée moderne. À l'inverse de Guillermo Del Toro dans sa récente adaptation pour Netflix, l'actrice et réalisatrice américaine ne choisit pas le gothique, mais bien un univers pulp, pas loin de l'esthétique des comics. Dans le rôle principal, Jessie Buckley a en effet de vrais faux airs de Margot Robbie en Harley Quinn dans Suicide Squad et Birds of Prey. Quand le film ne fait pas de référence directe au Joker de Todd Philips ou à Bonnie et Clyde.
Guillermo Del Toro : "Frankenstein est ancré dans mon ADN depuis que je suis enfant"Maggie Gyllenhaal réunit un sacré casting (dont un grand Chritian Bale) autour de la formidable Jessie Buckley, qu'elle avait déjà fait tourner dans The Lost Daughter. Pratiquant un sacré grand écart par rapport à son rôle dans Hamnet (qui lui vaudra sans doute son premier oscar dans la nuit du dimanche 15 mars), la jeune Irlandaise campe une "fiancée" radicalement libre, revenue à la vie pour mieux se venger de la violence masculine dont elle a souffert de son vivant.
Avec The Bride !, la cinéaste propose en effet une relecture au féminin, pour ne pas dire féministe, du mythe de Mary Shelley, qu'elle intègre d'ailleurs au récit. Comme si l'âme de l'autrice anglaise possédait l'héroïne (et sa réalisatrice).
"The Lost Daughter": le sujet est très intéressant, douloureux même, mais Maggie Gyllenhaal ne parvient pas à en faire quelque chose de vibrantPorté la musique, les chansons et l'amour du cinéma, The Bride ! est tout à la fois une romance gothique, une danse macabre et une comédie littéraire. Si le film est quelque peu encombré par ses multiples références, Maggie Gyllenhaal finit par trouver sa propre voix. Elle se montre en tout cas nettement plus inspirée qu'Emerald Fennell dans le récent Hurlevent.
Est-ce "La Ballade de Frankie et Ida" ou de Bonnie and Clyde? ©Warner
©WarnerThe Bride !
Conte macabre Scénario et réalisation Maggie Gyllenhaal Photographie Lawrence Sher Musique Hildur Guðnadóttir Montage Dylan Tichenor Avec Jessie Buckley, Christian Bale, Peter Sarsgaard, Annette Bening, Jake Gyllenhaal, Penélope Cruz… Durée 2h06
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


3 month_ago
19



























.jpg)






French (CA)