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Textor l’affabulateur, la sombre affaire Jaminet, Sinner et la lutte antidopage… Nos cartons rouges de l’année sport

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ANALYSE - Le monde du sport ne manque pas de petites ou grandes histoires qui font aussi le sel de l’actualité. En 2025, certaines séquences ont marqué, et agacé, la rédaction des sports du Figaro.

John Textor, l’affabulateur

Ces derniers jours, John Textor a tenté de réécrire l’histoire dans différents médias qui veulent encore l’écouter. Vaste échec. Éconduit puis remplacé par Michele Kang en juin dernier de l’OL, face à la situation catastrophique d’un des fleurons du football français, l’homme d’affaires US restera celui qui a failli faire plonger le club rhodanien dans les abysses. Il peut aujourd’hui tacler Jean-Michel Aulas, les instances du foot, la DNCG ou encore ses concurrents, mais sa voix n’est plus audible. Avec des transferts loufoques (5 joueurs achetés par l’OL qui n’ont jamais mis les pieds en France), des joueurs surpayés pour faire profiter certains de ses amis présidents de millions supplémentaires, des mouvements incompréhensibles entre le Brésil (Botafogo), la France (Lyon) et la Belgique (Molenbeek), sans oublier un plan social qui a touché près de 100 salariés, difficile de trouver des aspects positifs au bilan de l’Américain. Sans oublier la vente des bijoux de famille (joueurs du centre de formation, la salle de basket à Décines...). À sa décharge, la crise des droits TV a plombé toute la Ligue 1 et sa manière de bousculer l’ordre établi autour de l’allégeance globale au Paris SG est à mettre à son crédit. Mais le tableau d’ensemble, avec une proche banqueroute de l’OL, est cataclysmique. Des hommes de sa trempe ne font pas du bien au football. B. D.

À lire aussi Rachat par Textor, Aulas remercié, premières sanctions, dénouement heureux... Les dates clés du feuilleton de l’OL

L’affaire Jaminet, le caillou dans la chaussure du Stade Toulousain

À la base, un simple transfert de Perpignan vers Toulouse. Au final, une sombre histoire de montage financier douteux et de salary cap dépassé par le club phare du rugby français. Pour rejoindre les Rouge et Noir en 2022, Melvyn Jaminet avait dû régler lui-même la clause de 450 000 euros nécessaire pour rompre son contrat avec l’Usap, la somme passant sous les radars du salary cap. L’arrière international devait ensuite se faire rembourser via une société écran basée à Tahiti et appelée Pacific Heart, via le douteux avocat Arnaud Dubois, un court instant président du Biarritz Olympique. Sauf que la somme a disparu dans la nature et l’affaire a été révélée par L’Équipe. Bilan des courses : Toulouse a plaidé coupable sur le dépassement du salary cap et versé 1,3 M€ à la Ligue, comme l’avait révélé Le Figaro . Auditionné ensuite par le Conseil de discipline du rugby français sur ces irrégularités financières, le Stade n’a écopé que d’un retrait de deux points au classement (plus deux amendes de 30 000 euros ferme et 15 000 euros avec sursis), restant en tête du Top 14 (à égalité de points avec Pau). Une histoire qui fait tache et qui coûte cher à l’institution toulousaine. Mais l’affaire n’est pas finie : la justice pénale a aussi penché son nez sur ce transfert et ses ramifications. Une enquête préliminaire pour « abus de confiance » a été ouverte par le parquet de Toulouse en avril. A. C.

Melvyn Jaminet a disputé 15 matches avec Toulouse entre 2022 et 2023. Hugo Pfeiffer / Icon Sport

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Mohammed Ben Sulayem, une réélection à la FIA sans opposant

Le Saoudien a été réélu en décembre à la tête de la Fédération internationale de l’automobile pour un deuxième mandat. Le successeur de Jean Todt était le seul candidat en lice car ses trois opposants n’ont pas pu déposer de dossier de candidature en raison d’une règle de scrutin antidémocratique. La pilote et chef d’entreprise suisse Laura Villars a lancé une procédure devant la justice à Paris. Celle-ci n’a pas pu permettre la suspension de l’élection le 12 décembre mais un procès aura bien lieu à partir du 16 février 2026 afin d’examiner le processus électoral. G. F.

La Var au banc des accusés

Elle devait régler tous les problèmes, éviter les polémiques et offrir un football plus juste, plus sain. La Var n’a, pour l’heure, pas rempli ses objectifs. Un doux euphémisme... Pas une semaine sans un coup de colère, une injustice, un problème. La FFF en fait d’ailleurs elle-même la démonstration avec un récap’ hebdomadaire des potentielles erreurs d’arbitrage. Et il y en a un certain nombre... Faut-il revenir à l’ancien système en se privant des images que les supporters verront dans tous les cas sous tous les angles sur leur poste de télévision ou leur smartphone ? Non. En fait, ce n’est pas la Var le problème, mais ce qu’elle implique pour des arbitres déresponsabilisés plus qu’aidés. Et surtout, ce sont finalement les erreurs humaines qui sont les plus problématiques, l’usage de cette Var. Tout le reste aussi, avec un manque d’uniformité dans les décisions qui confine parfois au comique. Sauf que cela n’a rien de drôle. La seule bonne nouvelle, c’est que tout le monde est logé à la même enseigne. Des erreurs et des questions pour tous les clubs. Mais il convient de se poser les bonnes questions... Vite. C. R.

Affaire Sinner : les instances décrédibilisées dans leur « lutte » contre le dopage

Drôle d’accord autour d’une drôle d’affaire. Contrôlé positif au clostebol en mars 2024, Jannik Sinner avait été blanchi ensuite de tout soupçon de dopage par un tribunal indépendant. L’AMA (Agence mondiale antidopage) avait dans la foulée fait appel au Tribunal arbitral du sport. Un appel qui le menaçait d’un ou deux ans de suspension. Sinner a été finalement suspendu... trois mois. Le Transalpin a conclu le 16 février un accord à l’amiable avec l’Agence mondiale antidopage. Happy end pour lui. Malaise dans le monde du tennis. De quoi renforcer le deux poids, deux mesures qui règne dans ce sport dans sa « lutte » contre le dopage. On veut tout à fait croire que Sinner n’est pas un tricheur et qu’il a été dopé à l’insu de son plein gré. Mais s’il ne s’est pas volontairement injecté un stéroïde anabolisant interdit (à très faible dose), pourquoi lui infliger alors une sanction (même symbolique) de trois mois ? Innocent mais pas trop... Cet accord à l’amiable entretient la critique d’un traitement de faveur pour les cadors dans le tennis. L’AMA se montre moins clémente quand il s’agit de lutter contre le dopage dans le cyclisme par exemple. Même pour les puissants… R. S.

Julia Simon, le vol et le tir

Jusqu’au bout, l’affaire Julia Simon aura revêtu tous les atours de la parodie. Le 29 novembre dernier, en la suspendant six mois - dont cinq avec sursis -, la Fédération française a démontré qu’elle savait préserver ses propres intérêts, au détriment de toute autre valeur. En effet, en ne loupant qu’une étape de Coupe du monde, la quadruple championne du monde en 2025 aura tout le loisir de préparer comme elle l’entend les Jeux olympiques de Milan-Cortina, pour lesquels elle est déjà sélectionnée. Or, à ses côtés, se trouve une Justine Braisaz-Bouchet qui, non contente d’avoir été victime de vol et de fraude à la carte bleue, a été l’objet d’insultes et de menaces sur les réseaux sociaux. Elle, mais aussi sa famille, et sa petite fille. De ça, Julia Simon est aussi coupable pour avoir si longtemps nié les faits et entretenu le doute. Un petit mois de suspension semble une peine bien légère eut égard au préjudice subi par sa « coéquipière »... C. C.

Paris à la fête... gâchée

Le 31 mai 2025 a été un jour de fête pour le Paris Saint-Germain, après avoir soulevé pour la première fois de son histoire le trophée de la Ligue des champions. Cela aurait dû se transformer en fête nationale, un moment solidaire... Mais non. Quelques individus ont voulu jouer les troubles fêtes. Dans ce genre d’évènements - notamment sportifs -, certains en profitent, pour le plus grand malheur des véritables supporters, pour se ruer dans les rues, jamais seuls évidemment et souvent cagoulés, pour « s’amuser » à casser. Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, les Champs Élysées ont été une nouvelle fois le théâtre d’un chaos collectif. « On n’a plus qu’à prier », disaient les commerçants à la veille de la finale. La peur prenait le dessus. Et ça n’a pas loupé. Tirs de mortiers d’artifice, voitures incendiées, magasins pillés... La totale. Honteux. Le défilé des joueurs sur la plus belle avenue du monde a même failli être annulé en raison de cela. Au final, c’est plus de 500 interpellations cette nuit-là, où la stupidité de certains a failli gâcher le plus beau jour de la vie des supporters parisiens. L. F.

Le sacre du PSG en Ligue des champions, le premier titre de l’UBB, le Tour de France pour Ferrand-Prévot... L’année sport en images

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Supporters niçois, la faute impardonnable

Il y a des défaites qui s’acceptent et des comportements qui ne s’excusent pas. À la fin du mois de novembre, en agressant deux de leurs joueurs, des supporters niçois ont franchi une ligne que le football prétend ne jamais tolérer. Là où la passion devait rester un moteur, elle s’est muée en prétexte à la violence, en défouloir incontrôlé. Insultes, intimidations, agressions physiques  : ce n’était plus du soutien, mais une prise d’otage morale. Rien, ni les mauvais résultats ni la frustration sportive, ne justifie qu’un joueur devienne une cible. Ce dérapage dit beaucoup d’un climat délétère où l’émotion l’emporte sur la raison et où la frontière entre le jeu et la vie réelle s’efface dangereusement. Tant que ces dérives seront relativisées, minimisées ou diluées dans des communiqués tièdes, le football continuera de se tirer une balle dans le pied. En 2025, ce ne sont pas les joueurs qui ont failli, mais ceux qui ont oublié pourquoi l’on va au stade... E. C.

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