Confrontée à d’importantes coupes budgétaires suite au retrait des Etats-Unis et à la réduction des contributions de plusieurs Etats, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est aujourd’hui fragilisée, comme bon nombre d’organisations internationales. Pourtant, les besoins de coordination en matière de santé globale demeurent, comme en témoignent la récente alerte autour de l’hantavirus à bord du navire MV Hondius et l’actuelle épidémie d’Ebola en Afrique centrale. Face aux nouveaux virus, dont l’émergence est rendue plus probable par les changements environnementaux, un accord pandémique, adopté en 2025 et dont une annexe est en cours de négociation, se révèle plus nécessaire que jamais. Mais la désinformation et le développement de technologies telles que l’intelligence artificielle suscitent aussi des préoccupations. Pour Sylvie Briand, scientifique en chef de l’organisation, il est urgent de renforcer les échanges entre les sciences, les Etats et la société, afin de mener le monde vers un système de soins plus équitable.
Lors d'une visite à Madagascar où sévissait une épidémie de peste. Antanarive, septembre 2017. ©DR


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