NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Quelque part au cœur du désert de Karakoum, en Asie centrale, le cratère de Darvaza crache ses flammes jour et nuit, sans relâche. Ce phénomène spectaculaire, surnommé « porte de l'enfer » de Darvaza ou « lumière de Karakoum » en turkmène, résulte probablement d'un accident industriel survenu durant la guerre froide.
Cet article repose sur une enquête publiée par National Geographic en mars 2026, mais ce cratère brûle depuis si longtemps que le sujet mérite qu'on s'y arrête : sa fermeture définitive reste aujourd'hui un défi scientifique ouvert, coûteux et potentiellement dangereux.
Un brasier né d'une erreur humaine
Entre les années 1960 et 1980, des ingénieurs soviétiques foraient dans cette région riche en gaz naturel quand le sol s'est effondré sous leurs équipements. Une poche de méthane s'est mise à fuir massivement. La suite ? Personne ne le sait avec certitude. Certains récits évoquent une mise à feu volontaire pour épuiser rapidement le gisement. D'autres parlent d'une simple cigarette jetée au mauvais endroit.
Ce pays abrite les pires « bombes au méthane » au monde, un gaz 86 fois plus réchauffant que le CO2
L’industrie pétrolière ne rejette pas que du CO2, mais aussi du méthane en grande quantité. De récentes mesures satellites ont montré que les plus fortes émissions de méthane du monde émanent d'un pays en particulier, dont personne ne parle, et cette pollution pourrait facilement être évitée.... Lire la suite
Le résultat, lui, est indiscutable : une dépression de 30 mètres de profondeur brûle depuis lors sans interruption. Le cratère repose sur le bassin d'Amou-Daria, une formation géologique saturée de méthane. « Nous ne devrions pas nous étonner de son existence », note Mark Ireland, géoscientifique à l'université de Newcastle.
En 2013, l'explorateur George Kourounis est devenu la première et unique personne à descendre dans le cratère. Après deux ans de préparation, il n'y a disposé que de 17 minutes pour effectuer des prélèvements. « C'était bien plus effrayant que ce à quoi je m'attendais », confie-t-il. Ses images ont fait le tour du monde et transformé ce site isolé en attraction touristique pour le Turkménistan, pourtant peu ouvert aux visiteurs étrangers.
Le cratère de Darvaza, situé dans le désert du Karakoum en Asie centrale, est né d’un accident de forage en 1971, pendant la Guerre froide. Depuis, ce brasier géant libère en continu d’énormes quantités de méthane. © AscentXmedia, iStock
Faut-il éteindre la porte de l'enfer ?
Le gouvernement turkmène hésite depuis des années. En janvier 2022, l'ancien président Gurbanguly Berdimuhamedov a déclaré vouloir éteindre les flammes pour exploiter le méthane sous-jacent. Début 2023, Washington et Achgabat ont même discuté d'une coopération pour colmater ce type de sites. Mais refermer ce brasier souterrain n'a rien d'évident. Voici pourquoi :
- Étouffer le feu avec du ciment risque de forcer le méthane à trouver d'autres issues en surface.
- Boucher la fissure à la source nécessite de localiser précisément le conduit souterrain, ce que personne n'a encore fait.
- Une explosion contrôlée (méthode utilisée par les Soviétiques pour des incendies de puits, pour la dernière fois en 1981) pourrait provoquer une catastrophe.
Gaz à effet de serre : CO2 ou méthane, quel est le pire ?
Le dioxyde de carbone et le méthane sont parmi les gaz à effet de serre les plus connus. L’augmentation de leur émission dans l’atmosphère est à l’origine du réchauffement climatique en cours.... Lire la suite
Guillermo Rein, spécialiste des feux à l'Imperial College London, avertit : « Ça peut mal se passer ». Sans exploration préalable du sous-sol, toute tentative d'extinction expose les intervenants à un risque réel d'explosion.
Paradoxalement, le fait que le méthane brûle n'est pas une si mauvaise nouvelle sur le plan climatique. En brûlant, ce gaz se transforme principalement en vapeur d'eau et en dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre certes, mais bien moins puissant que le méthane lui-même.
La vapeur d'eau, un gaz à effet de serre dont on ne parle pas assez
La concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère contribue au réchauffement climatique en gardant captif le rayonnement solaire à la surface de la terre. Un peu moins « médiatisée » que ses acolytes, la vapeur d'eau est pourtant un GES très puissant, acteur majeur du réchauffement climatique, mais cependant indirectement. Voici pourquoi.... Lire la suite
Le Turkménistan figure parmi les plus gros émetteurs mondiaux de méthane, héritage direct de l'ère soviétique. Ses divers puits abandonnés ou actifs fuient encore aujourd'hui. Le cratère de Darvaza, spectaculaire, pèse peu face à ces autres sources. George Kourounis l'a dit sans détour au gouvernement turkmène : laissez brûler. Pour l'heure, la porte de l'enfer reste ouverte, et la science n'a pas encore les moyens de la refermer sans risquer d'aggraver la situation.


2 week_ago
121


























.jpg)






French (CA)