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TRIBUNE - Le 10 avril, l’Assemblée nationale a rejeté une proposition de loi sénatoriale qui visait à autoriser les salariés des commerces de bouche à travailler le 1er Mai, sur la base du volontariat. Dans le même temps, les fast-foods peuvent ouvrir, dénonce le restaurateur.
Stéphane Manigold est restaurateur, chef d’entreprise et dirigeant du groupe Éclore.
L’économie politique française ressemble chaque jour davantage à un théâtre d’ombres où le dogmatisme idéologique triomphe allègrement du réel. Ce vendredi 10 avril 2026, l’Assemblée nationale a balayé d’un revers de main une proposition de loi sénatoriale d’un pragmatisme pourtant élémentaire : autoriser les salariés des commerces de bouche à travailler le 1er Mai sur la base stricte du volontariat. Sous les vivats d’une gauche parlementaire hors sol entonnant L’Internationale, le statu quo malthusien a été religieusement préservé. Et, avec lui, une aberration concurrentielle qui insulte notre bon sens le plus élémentaire.
Penchons-nous sur l’architecture ubuesque de cette folie réglementaire. L’article L. 3133-4 du code du travail consacre le 1er Mai comme l’unique jour férié obligatoirement chômé. Mais le législateur, conscient des impératifs du réel, a ménagé par l’article L. 3133-6 une exception…


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