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Sous les ordres de Pascal Vincent, le Rocket a atteint l’excellence en 2025

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Les standards élevés du Rocket de Laval ne sont pas seulement l’affaire de Pascal Vincent, mais il a assurément aidé l’équipe à atteindre l’excellence en 2025.

Le club-école du Canadien de Montréal savait qu’il réalisait un grand coup lorsqu’il a rapatrié Vincent dans sa ville natale. L’entraîneur-chef de 54 ans revenait d’une situation aussi particulière que difficile avec les Blue Jackets de Columbus et il cherchait à retrouver l’amour pour son métier.

Ayant devant lui une jeune équipe qui semblait avoir perdu sa ligne directrice depuis quelque temps, Vincent a utilisé son expérience et ses méthodes pour redorer le blason du Rocket. Il a établi les bases d’une culture gagnante et d’un système de jeu agressif et physique, qui permettrait autant aux recrues qu’aux vétérans d’exceller.

Le message a été très bien saisi.

Les Lavallois ont établi un record d’équipe en signant huit victoires consécutives lors des premières semaines de la saison 2024-25, mais il en fallait encore un peu plus pour passer à l’autre niveau. Au tournant de 2025, la course à quatre équipes - avec les Americans de Rochester, les Marlies de Toronto et les Monsters de Cleveland - pour le sommet de la section Nord de la Ligue américaine de hockey (LAH) en fut une belle preuve.

Puis, la magie s’est mise à opérer. Le retour du gardien Cayden Primeau à Laval a stabilisé le devant du filet, le premier trio, composé de Laurent Dauphin, Sean Farrell et Alex Barré-Boulet, a produit plus régulièrement, les recrues Owen Beck, Florian Xhekaj et Adam Engström ont gagné en confiance, et Joshua Roy ainsi que Jared Davidson ont vogué vers leur meilleure saison respective chez les professionnels.

Ils s'enlacent.

Alex Barré-Boulet (à gauche) a mené le Rocket de Laval avec 63 points en 64 matchs en 2024-2025.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Plus les matchs avançaient, plus on sentait que le Rocket devenait l’équipe à battre. Le problème pour le reste de la ligue, c’est que peu d’adversaires ont réussi à le faire.

Lorsque les joueurs partagent sans gêne dans le vestiaire que le club a tout ce qu’il faut pour gagner la coupe Calder, c’est que quelque chose de spécial se passe. Et sur le plan comptable, il était difficile de les contredire. Du 1er janvier au dernier match de la saison, le 19 avril, les hommes de Vincent ont montré une fiche de 30-9-3, la meilleure de la LAH pendant cette période.

Pour la deuxième fois de son histoire, le Rocket a donc mis la main sur le titre de la section Nord, avec neuf points d’avance devant les Americans, et il a remporté pour une première fois le trophée Macgregor-Kilpatrick, remis à la meilleure formation de la Ligue américaine.

Vincent n’a pas été en reste. Pour avoir dirigé d’une main de maître une jeune équipe qui a présenté la meilleure défensive du circuit, il a reçu le trophée Louis-A.-R.-Pieri, remis à l’entraîneur-chef de l’année, pour une deuxième fois en carrière.

Après une aussi belle saison, les partisans lavallois pouvaient espérer se rendre à la Place Bell en sandales pour regarder du hockey de séries. Ils ont pu le faire jusqu’à la fin du mois de mai, mais ils n’ont malheureusement pas pu dire un dernier au revoir à leurs favoris.

En demi-finales de la section Nord, le Rocket s’est aisément débarrassé des Monsters, avant de vaincre les Americans lors du match ultime, en finale de section. Il n’a toutefois jamais été en mesure de trouver une réponse au style des Checkers de Charlotte, qui ont balayé le club-école du Tricolore en finale de l’Association Est.

Malgré la déception, on pouvait sentir lors du bilan de fin de saison que c'était en réalité le début de quelque chose de grandiose.

Encore parmi l’élite

Parfois, la chose la plus difficile pour une équipe est de répéter ses succès de la saison précédente. La pression et les attentes sont plus élevées, et la cible dans le dos semble encore plus grande. Mais avec de la stabilité, sur le banc et derrière celui-ci, tout se replace plus facilement.

Pendant la saison morte, l’avenir de Vincent à Laval a fait l’objet de plusieurs spéculations. Certains le voyaient déjà faire un autre saut dans la LNH, même s’il avait affirmé qu’il devait recevoir une offre qu’il ne pouvait pas refuser pour quitter le Rocket. Son retour n’a fait que des heureux.

Puis, le directeur général, John Sedgwick, a aidé son entraîneur-chef à avoir plus de munitions en profitant de la saison morte pour ajouter de l’expérience. En un été, il a transformé la cinquième formation la plus jeune de la Ligue américaine en la deuxième plus âgée.

Il sourit et donne la main à ses coéquipiers au banc.

Alex Belzile a inscrit son premier but dans la LNH en 2025 après avoir passé une saison avec le Rocket de Laval.

Photo : Eric Bolte-USA TODAY Sports

Dès le 1er juillet, l’attaquant Alex Belzile et le défenseur Tobie Bisson ont effectué leur retour dans l’organisation du Canadien. Le gardien Kaapo Kahkonen s’est ensuite greffé à l’équipe, pour épauler l'espoir Jacob Fowler, tout comme les défenseurs Marc Del Gaizo et Nate Clurman. Samuel Blais, le gagnant de la coupe Stanley et de la coupe Calder, s’était aussi entendu avec le Bleu-blanc-rouge, mais son arrivée à Laval a été quelque peu retardée en raison d’un bref passage avec les Maple Leafs de Toronto, qui l’ont réclamé au ballottage en octobre avant de le perdre de la même façon quelques semaines plus tard.

Bien en selle, le Rocket a montré qu’il était encore à prendre au sérieux pour la saison 2025-26, et ce, même s’il a vu plusieurs de ses joueurs clés être rappelés par le Canadien.

À différents moments pendant la saison, les Lavallois ont vu Davidson, Beck, Xhekaj, Roy, Engström et Fowler disputer des matchs dans la LNH. L’entraîneur-chef du Tricolore, Martin St-Louis, a d’ailleurs salué le travail de Vincent et de son personnel dans le développement des jeunes joueurs de l’organisation.

À égalité au sommet de la section Nord à la pause de Noël, avec un dossier de 17-10-1, le Rocket a encore comme objectif de soulever la coupe Calder. Et plus que jamais, sous les ordres de Vincent, il semble décidé à ne plus être qu’un simple figurant dans le classement de la Ligue américaine de hockey.

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