Ce vendredi à 14h, le ciel pleure sur la Collégiale de Neuchâtel. Environ 300 personnes se sont massées sur les bancs de l’édifice pour rendre hommage aux victimes du drame de Crans-Montana. Alors que les cloches de tout le pays résonnent dans un silence empreint de profond respect, les yeux se lèvent sur l’imposante voûte bleu nuit décorée de milliers d’étoiles dorées. On se prend à espérer que les 40 jeunes qui ont perdu la vie au Constellation font aujourd’hui partie de ces astres qui de tout temps guident les âmes égarées. Au pupitre, le pasteur de la ville Florian Schubert rompt le silence: «Nos vies s’arrêtent pour un moment, afin d’y placer au centre les victimes, leurs familles et leurs proches.»
Si le canton de Neuchâtel n’a pas été frappé directement par ce drame, beaucoup connaissent de près ou de loin des personnes aujourd’hui décédées ou blessées. Le besoin de se rassembler se ressent fortement, et le lieu est hautement symbolique. «Les Neuchâtelois se réunissent à la Collégiale depuis de nombreux siècles, poursuit-il. Quand le feu dévore la ville, quand la peste ravage, quand le malheur frappe. C’est le lieu de mémoire de nos larmes, de nos joies, de nos prières.» A ses côtés officient deux prêtres des Eglises catholiques romaines et orthodoxes, ainsi qu’un pasteur évangélique.


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