L’affaire Patrick F. ravive le débat politique sur la soumission chimique. Après les révélations de l’enquête menée par le Ministère public argovien contre un ancien député UDC du canton d’Argovie, accusé d’avoir drogué et agressé sexuellement trois femmes dont une mineure, les réactions se multiplient. Sous la Coupole, plusieurs élus tentent depuis plusieurs années de porter le débat au niveau politique.
L’écologiste vaudoise Léonore Porchet a déposé deux interpellations visant à améliorer la prise en charge des victimes et leur accès à la justice. Une première avancée est toutefois en vue: «La loi sur l’assurance accidents (LAA) va être modifiée pour permettre la prise en charge des victimes de viol par soumission chimique. Jusqu’à présent, celles qui ne se souvenaient pas de leur agression n’y avaient pas droit», explique-t-elle.


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