NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
En fin de contrat au mois de juin, Yann M'Vila n'imagine pas un seul instant renoncer à sa passion pour le football. Et, visiblement, le capitaine se verrait bien rester à Caen.
Sur le même thèmeSport CaenStade Malherbe de CaenArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Aline Chatel Publié le 23 mars 2026 à 12h49
On lit beaucoup de choses sur Yann M’Vila. Elles sont souvent critiques. Le capitaine du Stade Malherbe Caen paye peut-être les attentes que sa carrière avait soulevées lors de son arrivée. Sûrement moins, toutefois, que les contre-performances collectives. À bientôt 36 ans, Yann M’Vila n’est pas épargné par ceux qui jugent qu’il ralentit le jeu. Pourtant, l’ancien international français, dont l’entraîneur clame sans hésiter qu’il est le meilleur joueur de son effectif, garde la tête haute semaine après semaine. Il ne zappe (presque) jamais la zone mixte, il assume ses erreurs comme aucun autre ne le fait, il livre des analyses sans concession. Et il se bat, sur le terrain, de manière exemplaire.
« Je veux donner le meilleur pour les gars qui se déchirent, pour le coach et surtout pour les supporters, dit-il. Ils demandent juste de mouiller le maillot et c’est ce que j’essaie de faire à chaque match. » Yann M’Vila a porté le maillot de l’équipe de France à 22 reprises, auxquelles s’ajoutent 52 sélections chez les jeunes. Il a joué à plus de 200 matchs en Ligue 1. Le natif d’Amiens pourrait couler une retraite paisible ou partager sa connaissance du jeu dans un rôle de consultant qui lui correspondrait bien. Au lieu de cela, il continue de ferrailler sur les pelouses de National avec une abnégation qui ne faiblit pas.
« Je me sens en pleine forme »
Ne s’est-il jamais demandé ce qu’il faisait là, dans cette saison si compliquée pour le Stade Malherbe ? « Ça a pu arriver, sourit-il, mais ce n’est pas un sport individuel. Il y a des mecs qui bossent très bien, qui ont besoin de moi. Si le capitaine baisse les bras, certaines personnes peuvent le faire et ce n’est pas l’image que j’ai envie de montrer. J’ai envie d’être là pour donner mon envie et surtout mon amour pour le football à tout le monde. » Car d’amour, il est beaucoup question dans la longévité de Yann M’Vila. En fin de contrat l’été prochain, le milieu de terrain reconverti en défense centrale depuis deux matchs n’imagine pas un seul instant renoncer au ballon rond.
Bien sûr que je veux continuer ! Je me suis fixé un objectif, peut-être difficile pour certains mais pas pour moi, parce que je sais de quoi je suis capable. Je vais essayer d’aller jusqu’à 39 ans pour faire vingt ans de carrière en pro.
Si Yann M’Vila veut jouer encore trois ans au minimum, c’est évidemment qu’il s’en sent capable. « Pour l’instant, Dieu merci, j’ai la santé. Mes stats parlent pour moi. Je me sens en pleine forme. Je donnerai tout jusqu’à temps que mon corps lâche. » Les semaines de travail sont fréquemment adaptées pour Yann M’Vila, mais ce dernier a joué l’intégralité des 24 matchs auxquels il a pris part. Il en a raté un seul pour suspension et il se désole à l’idée d’en manquer un second, vendredi 27 mars 2026 à Rouen, pour la même raison.
« Je n’ai connu que le foot dans ma vie »
On sait donc ce qui fait encore courir Yann M’Vila. « L’amour, dit-il. L’amour du foot. J’ai pas mal d’amis qui ont arrêté leur carrière et qui ont subi une petite dépression. Je n’ai connu que le foot dans ma vie. J’étais nul à l’école. J’ai tout donné depuis l’âge de trois ans pour le football. J’aime trop le foot ! » Yann M’Vila sait bien que « certaines personnes n’arrivent pas à comprendre ». Il sourit aussi quand il reconnaît que « ça fait un peu ch… » sa femme, parfois. Mais l’épouser, c’était aussi épouser son intarissable passion.
Les élections municipales 2026
Suivez toutes les actualités des municipales 2026 dans une seule newsletter.
Je donnerai tout pour le foot. Il m’a tout donné. J’essaie de le lui rendre. Il faut respecter le foot. Personne ne pourra m’enlever mon amour pour le foot.
Yann M’Vila s’emploie donc à protéger son outil de travail. « J’ai compris tard l’importance du travail de l’ombre. Arrivé à un certain âge, tu es obligé de faire attention à ce que tu manges. » Il nous montre le panier repas qui l’attend, avec des pâtes bolognaises dans une petite boîte. La canette de Coca qui l’accompagne, « c’est le seul plaisir que je peux me faire après le match ». Yann M’Vila est plutôt branché San Pellegrino.
Il aimerait laisser Caen en Ligue 2
L’ancien Rennais poursuivra-t-il sa carrière à Caen ? « Ce n’est pas moi qui décide… Pourquoi pas, mais ce n’est pas le moment d’entamer des discussions. J’ai juste envie qu’on se maintienne très rapidement. Après, on pourra potentiellement discuter. Il y a une possibilité. » Ce (très) gros salaire de l’effectif n’est pas rebuté par le niveau.
Être en National, ce n’est pas du tout quelque chose qui m’empêcherait de rester. J’avais un objectif cette année, il n’est pas passé, mais je le garde : faire remonter ce club en Ligue 2. Je n’ai pas envie de quitter ce club en le laissant en National. Le minimum, c’est de le quitter au même niveau que lorsque je l’ai rejoint.
On peut y lire l’envie de rester, même si pour Yann M’Vila et ses partenaires, la priorité est ailleurs pour le moment. Il s’agit de finir la saison honorablement après une victoire en dix matchs depuis le début de l’année 2026.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


3 month_ago
85



























.jpg)






French (CA)