NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Life 04/08/2026 07:00
Deux spécialistes des balades avec les enfants expliquent au « HuffPost » comment réussir à les faire marcher.
« On est bientôt arrivés ? », « J’ai mal aux pieds », « J’en ai marre »… À peine partis en randonnée, certains enfants veulent déjà faire demi-tour. Puis viennent les plaintes sur la chaleur, la faim, les jambes fatiguées ou le sac à dos trop lourd. De quoi décourager plus d’un parent de repartir à l’aventure.
Pourtant, une balade réussie avec des enfants ne dépend pas forcément de la distance parcourue ni du sommet atteint. Pour Kristin Tillack, autrice du livre 50 hikes with kids in Colorado, comme pour Paul Tanis, du compte Easy Adventures, le secret est ailleurs : accepter de voir la nature à travers les yeux des enfants.
Jeux, missions, collations, objectifs… Voici leurs conseils pour transformer une sortie potentiellement stressante en aventure familiale.
· Arrêtez de penser comme un adulte
Pour Kristin Tillack, l’une des erreurs les plus fréquentes, « c’est tout simplement de parler de randonnée ». « Les enfants ne vont pas être enthousiastes à l’idée de marcher juste pour marcher », explique celle qui conseille plutôt de présenter la sortie comme une aventure. Aller chercher une cascade, observer des papillons, explorer un nouveau coin de forêt ou partir à la recherche d’un trésor imaginaire sera généralement bien plus motivant.
« Quand on a des enfants, on ne marche plus vraiment pour soi. On marche pour eux », corrobore Paul Tanis. Selon lui, vouloir reproduire avec eux le type de randonnée que l’on ferait entre adultes est la meilleure façon de créer de la frustration. « Il faut être prêt à faire demi-tour à chaque instant », met-il en garde. Selon lui, mieux vaut raccourcir une sortie et donner envie de recommencer que d’en faire un mauvais souvenir et risquer d’en dégoûter son enfant.
· Donnez-leur une bonne raison d’avancer
Ces deux passionnés de nature en famille insistent sur l’importance de choisir des itinéraires qui offrent une récompense concrète aux enfants : une cascade où tremper les pieds, un lac, un point de vue spectaculaire, un lieu à explorer…
Pour Kristin Tillack, l’erreur consiste souvent à choisir « un sentier juste pour faire une randonnée » plutôt qu’une destination susceptible de susciter la curiosité. Paul Tanis l’a notamment constaté lors de sorties organisées autour de la recherche de cristaux de quartz dans les montagnes de la Sierra Nevada en Californie, où il vit. « Ils savent qu’au bout du chemin, il y a un trésor », raconte-t-il.
· Confiez-leur une mission
Les enfants avancent plus volontiers lorsqu’ils ont le sentiment de participer à l’aventure plutôt que de la subir. « S’ils ont une mission sur le sentier, ça peut augmenter réellement leur envie de continuer », observe Kristin Tillack. Selon elle, cela peut être aussi simple que de leur demander de suivre le balisage, de repérer un point de passage ou de mener le groupe pendant quelques minutes. « Les laisser prendre les commandes, ça les responsabilise », résume Paul Tanis.
· Transformez la marche en jeu
Pour un adulte, une randonnée peut se résumer à avancer jusqu’à un objectif. Pour un enfant, c’est rarement le cas. « Quand les enfants s’amusent, ils ne voient pas la difficulté », souligne Paul Tanis.
Les deux parents recommandent de multiplier les activités qui détournent l’attention de l’effort. Parmi les idées qui fonctionnent le mieux : organiser un bingo nature ; lancer une chasse au trésor ; compter les papillons, les ponts ou les passages de rivière ; repérer certaines espèces d’arbres ; créer un carnet d’observation ; faire des devinettes ou des chansons pendant la marche.
· Ne partez jamais sans snacks
C’est probablement le conseil qui a fait l’unanimité parmi tous les parents interrogés. « C’est totalement une réalité », rigole Paul Tanis lorsqu’on lui demande si les collations sont l’arme secrète d’une randonnée réussie. Pour lui, les enfants gagnent même à transporter leurs propres encas dans leur sac à dos. Ils peuvent ainsi gérer eux-mêmes leurs pauses lorsque la faim commence à se faire sentir. « Ils sont en maîtrise totale de ce qu’ils veulent manger », explique-t-il. Kristin Tillack utilise une stratégie similaire, avec quelques friandises réservées exclusivement aux sorties en pleine nature.
L’idée n’est pas de transformer chaque kilomètre parcouru en récompense alimentaire. Lorsque la motivation faiblit, une pause goûter ou quelques bonbons sortis du sac au bon moment peuvent parfois suffire à relancer l’expédition. Et puis, mieux vaut également prévoir des pauses régulières plutôt que d’attendre que la fatigue ou la mauvaise humeur s’installent.
· Acceptez qu’une sortie réussie ne ressemble pas à ce que vous aviez imaginé
C’est sans doute le conseil le plus important de tous. Beaucoup de parents imaginent qu’une randonnée réussie signifie atteindre le sommet prévu, de parcourir la distance annoncée ou de respecter l’itinéraire initial. Pour Kristin Tillack, cette façon de voir les choses est souvent contre-productive. « Si le seul objectif est d’arriver au bout, c’est là que les crises commencent », prévient-elle.
Une sortie peut être réussie même si elle se termine plus tôt que prévu, si l’on fait demi-tour après quelques centaines de mètres ou si l’on passe davantage de temps à construire un barrage dans un ruisseau qu’à marcher. Paul Tanis raconte d’ailleurs que certaines de ses meilleures journées passées dehors avec ses enfants n’ont rien eu d’exceptionnel sur le papier. « Ça peut être aussi simple que de marcher un quart d’heure et de passer l’après-midi au bord d’une rivière », précise-t-il. Au fond, ce qui compte n’est pas la performance mais le souvenir. « Créer des souvenirs », résume Paul Tanis. Une philosophie qui rejoint celle de Kristin Tillack lorsqu’elle invite les parents à « essayer de voir la randonnée à travers les yeux de leurs enfants ».


1 day_ago
6























.jpg)






French (CA)