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Cet été, Le Journal d'Elbeuf vous emmène à la découverte des plus beaux jardins de Normandie et vous raconte leur histoire. Deuxième épisode avec la roseraie de Grand-Quevilly.
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Par Rédaction Elbeuf Publié le 14 juil. 2026 à 13h56
Ecrin botanique enchanteur au cœur de la ville, au milieu des immeubles et à deux pas de la mairie, la roseraie de Grand-Quevilly, inaugurée en juin 2009, brille par son originalité. En effet, pour rompre avec le schéma classique des massifs floraux et chemins piétonniers bordés de buis, les architectes paysagistes responsables de sa conception ont donné au plan d’ensemble, mais également aux allées, parterres et mobiliers, la forme de pétales.
Surtout, au milieu d’autres végétaux, qu’ils soient arrangés en massifs monochromes ou panachés ou encore mis à pousser sur des arches, s’épanouissent plus de 16 000 rosiers. De variétés anciennes ou modernes, grimpants ou arbustifs, remontants, roses, rouges, jaunes, oranges… on trouve en tout à la roseraie de Grand-Quevilly 280 espèces différentes de cette fleur récoltée dans la nature puis cultivée dans les premiers jardins pour ses propriétés médicinales et son parfum il y a déjà 5 000 ans, puis chez les Égyptiens, les Grecs et les Romains.
Une invitation à la flânerie
Qu’elle porte le nom de son créateur telle que la « Emilien Guillot » ou des appellations plus poétiques comme « Aurora » ou « Tahitian Sunset », celle qu’on surnomme la reine des fleurs impressionne par la diversité de ses pétales ou de ses parfums.
Ainsi, la « Sherwood » ressemble davantage à un lys alors que la Tahitian Sunset exhale une fragrance de réglisse tandis que la Emilien Guillot, reconnaissable à son rouge carmin, aurait une odeur plus fruitée. Certes, le profane fait peu la différence, mais heureusement, de nombreux panneaux explicatifs sont là pour l’instruire.

Mais toutes ces fleurs sont d’abord ici pour le plaisir des yeux et tout est fait autour de ses massifs pour inviter à la flânerie : bancs multiples, boîtes à livre, ruisseau artificiel qui rafraîchit l’atmosphère et apaise l’âme par le bruit de son ruissellement… La roseraie est aussi et avant tout un parc public ouvert à tous et dans lequel on a le droit de marcher sur les espaces verts !
Les bosquets et leur ombre bienfaisante sont pour certains bien tentants par une journée de forte chaleur, tandis que d’autres préfèrent jouer les explorateurs parmi les massifs et les chemins herbeux qui se croisent sur près de 6 hectares, selon un modèle de jardin à l’anglaise.
Le ruisseau courant dans une rigole en béton est une source d’amusement pour les enfants qui s’amusent à y faire courir feuilles mortes et brindilles. Mais attention, car la voie d’eau n’est pas tout à fait circulaire, finissant sa course dans un étang où, au milieu des nénuphars et jacinthes d’eau, s’ébattent quelques poules d’eau.

Un clin d’œil à Monet
Comme d’autres jardins de la Métropole, comme celui de l’abbaye de Saint-Martin-de-Boscherville ou du château de Bois-Guilbert, la roseraie de Grand-Quevilly s’inscrit également dans le festival Normandie impressionniste organisé cette année comme un hommage à Claude Monet autour de la thématique du jardin. Jusqu’au 30 août, les visiteurs sont ainsi invités à découvrir les œuvres photographiques d’une des artistes les plus renommées d’Asie, Mika Ninagawa, qui livre au public une exposition réalisée sur place, au cœur des roses.
« Face aux fleurs sous une lumière changeante qui changeait d’expression à chaque seconde, j’ai vécu un moment irremplaçable, comme si je revivais moi-même le pouvoir de la lumière que les peintres avaient jadis ressenti », témoigne l’artiste japonaise de 54 ans. Son style « pop », aux couleurs saturées et aux images insolites, constitue une véritable ode à la nature. Un atelier-goûter autour de l’exposition a d’ailleurs lieu le vendredi 10 juillet, à 15 h.
Roseraie de Grand-Quevilly, – 36 B, rue Adolphe-Thiers. Ouverte de 8 h à 21 h en haute saison (du 1er avril au 31 octobre), jusqu’à 18 h le reste de l’année. Accès libre et gratuit.
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