Les pieds dans la boue et en débardeur malgré les 7 degrés ambiants, il montre fièrement les 52 arbres plantés dans son jardin, et sa serre connectée abritant des dizaines de salades. «Avec cette forêt fruitière en devenir, j’ai décidé d’appliquer à domicile les principes développés dans mes conférences. Et il ne fallait pas attendre, car s’ils ne prennent pas racine rapidement, dans dix ans ces arbres ne pourront plus pousser», déclare-t-il.
L’ingénieur agronome installé au pied du Pic Saint-Loup, célèbre massif du nord de Montpellier, espère ainsi recréer dans quelques années un microclimat avec des poivriers du Sichuan, des mûriers, des figuiers d’Anatolie, des orangers ou encore des plaqueminiers. «L’intérêt est d’obtenir le maximum d’ombrage sur la parcelle, car les canicules, déjà fréquentes, seront légion d’ici à 2050.»


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