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Le Sénat et l’Assemblée nationale ont rendu hommage au sénateur Tabetando Ndieb Nso le 11 juin 2026 à Yaoundé. Décédé le 21 avril 2026 des suites d’une maladie, le parlementaire a été célébré lors d’une cérémonie présidée par le vice-président du Sénat, Mochiggle Vanigansen, en présence du Premier ministre Joseph Dion Ngute. La mise en bière avait eu lieu à la morgue de l’Hôpital Général de Yaoundé.
Un homme de conviction salué par ses pairs
Dans l’éloge funèbre du président du Sénat, lu par le sénateur Mochiggle, le défunt est décrit comme quelqu’un qui « représentait l’institution avec tact sur la scène nationale et internationale, toujours prêt à se substituer au président du Sénat dans les moments heureux comme difficiles. » Parmi les pionniers du Sénat depuis sa création en 2013, Tabetando Ndieb Nso laisse l’image d’un homme dont l’attachement à la République, à la région du Sud-Ouest, au département de la Manyu et à son village de Bachuo-Ntai ne s’est jamais démenti.
Fidèle militant du RDPC, catholique convaincu. Deux engagements qui ont structuré sa vie publique sur plusieurs décennies.
Son fils aîné, Mbi Tabetando, avocat et homme d’affaires, a pris la parole lors de la cérémonie. « Nous ne sommes pas réunis ici pour pleurer une perte, mais pour célébrer une vie », a-t-il déclaré, ajoutant que son père « croyait que la loi n’était pas une arme pour les puissants, mais un bouclier pour les faibles. »
Honneurs judiciaires à Douala, inhumation à Bachuo-Ntai
Né le 29 octobre 1950, Tabetando Ndieb Nso était fondateur du cabinet Equity Law Firm. C’est cette casquette d’homme de droit qui lui vaut des honneurs judiciaires prévus ce jour même à Douala, avant une inhumation dans son village natal de Bachuo-Ntai fixée au samedi 13 juin 2026.
L’éloge funèbre retient aussi sa contribution à la promotion de la démocratie, à la défense des institutions républicaines et à l’intégrité territoriale du pays. Des formules convenues, certes, mais portées ici par une assemblée qui connaissait l’homme de près.
Pourtant, au-delà des honneurs protocolaires, ce qui ressort de cette journée est plus simple : une génération de parlementaires salue l’un des siens, quelqu’un qui a traversé des décennies de vie politique camerounaise sans jamais se mettre en retrait. On ne sait pas encore quelle figure émergera pour représenter la Manyu au Sénat, mais la question se posera bientôt.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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