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À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, des organismes de la région se sont rassemblés au Centre culturel Le Parvis, à Sherbrooke, pour mettre en évidence différentes problématiques ou réalités rencontrées par les femmes.
Le Centre d'intégration au marché de l'emploi a voulu démystifier les douleurs que peuvent engendrer les menstruations à l’aide d’un simulateur. L'organisme a installé un appareil sur l'abdomen des volontaires pour simuler les contractions des parois utérines, avec une intensité réglable de 1 à 10.
Je suis sous le choc.

Adèle Couvigno-Morin et son copain Vincent Beaudoin
Photo : Radio-Canada / Laurence Trahan
Vincent Beaudoin était loin de se douter de l’intensité que peuvent avoir des crampes menstruelles, mais, après avoir essayé le simulateur, il en a désormais conscience.
On doit faire des casse-tête en même temps, puis [ma copine Adèle] a réussi à tous les faire, puis moi je n’en ai pas eu un. Je me concentrais trop sur la douleur, a raconté Vincent Beaudoin après son expérience.
85 % des femmes ressentent des douleurs menstruelles dont l'intensité est supérieure à celle du simulateur, selon le Centre d'intégration au Marché de l'Emploi. C’est le cas d’Adèle Couvigno-Morin qui a testé le simulateur. C'était satisfaisant de se faire comprendre. Souvent on le dit, mais on ne sait jamais si on est vraiment crues.
La coordonnatrice au CIME, Joannie Lasnier, dénonce la banalisation des douleurs menstruelles, notamment sur le marché du travail. On va ramener ça à des stéréotypes sans vraiment considérer quel est l'enjeu vécu, quelle est la douleur vécue, puis voir l’impact que ça peut avoir sur le quotidien, soutient-elle.
Dominique Gérard, qui s’est prêté au jeu, ne croit pas qu’il serait capable de se présenter au travail avec de telles douleurs. Si c'était les hommes qui le vivaient, peut-être qu'on le gérerait autrement, c'est-à-dire qu'on aurait peut-être pris plus de mesures pour considérer les douleurs et les inconvénients, estime-t-il.
Être prêt aux situations réelles grâce à la réalité virtuelle
Le Calacs Estrie a voulu mettre en lumière des violences faites aux femmes. L’organisme a misé sur un casque de réalité virtuelle pour plonger les participants dans des scénarios confrontants.

Trois scénarios étaient présentés aux participants.
Photo : Radio-Canada
Plusieurs scénarios ont été présentés au participant, explique l'intervenante au Calacs Estrie, Kelly Laramée. On est vraiment dans un scénario où la femme semble fatiguée et n’a pas envie d’avoir des relations sexuelles et le conjoint met de la pression et insiste même s’il sait que sa conjointe n’en a pas vraiment envie.
Elle espère ainsi susciter des réflexions auprès des participants. Ça permet d'être dans un terrain où nous on n'a pas à intervenir, on n'a pas à parler, on écoute, mais on voit comment les deux côtés en fait réagissent, croit-elle.
C'est un jeu dont vous êtes le perdant
La Maison Séjour a choisi de sensibiliser les visiteurs aux obstacles vécus par les victimes de violence conjugale par l’entremise d’un jeu de serpents échelles. C’est un jeu dont vous êtes le perdant, explique Maxim.
Ce n’est pas pour décourager les personnes là, c’est vraiment pour sensibiliser au fait que c’est extrêmement difficile [de se sortir d’une telle situation], ajoute Maxim.

Les joueurs reçoivent des cartes malchances inspirées de situations vécues.
Photo : Radio-Canada
Maxim insiste que, pour y parvenir, le milieu communautaire doit être mieux financé. Si on n'a pas les ressources nécessaires, si on n'a pas le soutien nécessaire, notre travail est vraiment difficile, voire impossible à faire, explique-t-elle, précisant que la liste d’attente est longue à la Maison Séjour.
La Parolière et l’Escale de l’Estrie étaient aussi présentes lors de l’événement. L'Escale y a présenté un simulateur de site de rencontre destiné à mieux cerner les signaux d'alerte dans une relation.


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