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Un pédocriminel sévissait au club de foot de Gueugnon dans les années 1980, selon le Journal de Saône-et-Loire. Le journal a recueilli une dizaine de témoignages.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 08:27 | mis à jour aujourd'hui à 09:13 - Temps de lecture :
Le Journal de Saône-et-Loire a mené l'enquête et ses révélations font froid dans le dos : de jeunes mineurs ont été victimes de viols et d'agressions sexuelles, dans les années 1980, de la part d'un ex-dirigeant du légendaire club de foot de Gueugnon, annonce le quotidien ce dimanche.
Une dizaine de témoignages, dont six directement de victimes présumées, ont été recueillis par le quotidien local, évoquant des agressions sexuelles et des viols sur mineurs d'une dizaine d'années ou moins s'entraînant au FC Gueugnon. Interrogé, le parquet de Chalon-sur-Saône n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP, tout comme le FC Gueugnon, qui a connu ses heures de gloire, notamment en remportant la Coupe de la Ligue française en 2000, face au PSG.
Sur les traces de « Charpie »
Le JSL a mené une enquête d'une année à la suite de la parution du roman de Valérie Perrin, autrice à succès originaire de Gueugnon et qui, dans son œuvre de fiction Tata parue en 2024, évoque un personnage secondaire qui aurait été agressé sexuellement, enfant, au club de foot local, par un notable surnommé « Charpie ». Le JSL a retrouvé la trace de cet homme, décédé en 2014 à l'âge de 83 ans, et qui a été un des dirigeants les plus importants du club de foot depuis les années 1960 et jusqu'aux années 1980.
L'homme, célibataire et sans enfants, était un cadre des « Forges », le fabricant d'inox emblématique de Gueugnon (aujourd'hui Aperam), qui faisait vivre toute la ville ouvrière, ainsi que le club de foot. Notable respecté, insoupçonnable et intouchable, il n'a jamais fait l'objet de procédure, les victimes présumées n'osant pas porter plainte, parfois empêchées par leurs parents. Aujourd'hui, les faits sont prescrits.
« Il aimait les garçons avant la puberté. Il se présentait comme un pseudo-docteur et il auscultait les jeunes garçons. Le surnom qu'on lui donnait entre nous, c'était le tâteur de couilles », témoigne dans le JSL une de ses victimes présumées. Les agressions sexuelles alléguées vont des attouchements aux viols : deux victimes présumées évoquent ainsi des pénétrations au début des années 1980, à l'âge de 8 ans pour un garçon et de 12-13 ans pour l'autre.
119 - Allo enfance en danger
Toute victime ou témoin de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou de négligences sur un enfant peut appeler le 119, confidentiel et gratuit, 7j/7 et 24h/24, même en cas de doute sur une situation.


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