Passer de longues heures sur un écran d’ordinateur peut entraîner fatigue visuelle ou sécheresse oculaire. Comment les prévenir et comment les reconnaître ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 07:00 | mis à jour aujourd'hui à 07:03 - Temps de lecture :

  • Travailler plusieurs heures d’affilée, cinq jours sur sept, devant un écran d’ordinateur, n’est pas sans conséquence pour la santé visuelle. Deux effets majeurs, la sécheresse oculaire et la fatigue visuelle. Le premier est notamment lié au fait que devant un écran, on cligne moins des yeux. « On appelle ça le clignement abortif. C’est-à-dire qu’on ne cligne pas des yeux en totalité et on a tendance à les laisser sécher. L’exposition à la lumière bleue favorise également cette sécheresse oculaire », souligne le Dr. Mathias Tatry, chirurgien ophtalmologue à l’hôpital des 15-20 à Paris.Photo Adobe Stock

    Travailler plusieurs heures d’affilée, cinq jours sur sept, devant un écran d’ordinateur, n’est pas sans conséquence pour la santé visuelle. Deux effets majeurs, la sécheresse oculaire et la fatigue visuelle. Le premier est notamment lié au fait que devant un écran, on cligne moins des yeux. « On appelle ça le clignement abortif. C’est-à-dire qu’on ne cligne pas des yeux en totalité et on a tendance à les laisser sécher. L’exposition à la lumière bleue favorise également cette sécheresse oculaire », souligne le Dr. Mathias Tatry, chirurgien ophtalmologue à l’hôpital des 15-20 à Paris.

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  • La sécheresse oculaire se manifeste alors par une sensation de brûlures, de picotements, des démangeaisons, l’impression d’avoir du sable ou un corps étranger dans les yeux.Photo Adobe Stock

    La sécheresse oculaire se manifeste alors par une sensation de brûlures, de picotements, des démangeaisons, l’impression d’avoir du sable ou un corps étranger dans les yeux.

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  • Les personnes sujettes à la fatigue visuelle voient flou en fin de journée, voire double. Ce trouble se manifeste aussi par des maux de tête. « Ce sont les efforts d’accommodation et de mise au point en vision de près qui sont responsables de la fatigue visuelle », précise l’ophtalmologue.Photo Adobe Stock

    Les personnes sujettes à la fatigue visuelle voient flou en fin de journée, voire double. Ce trouble se manifeste aussi par des maux de tête. « Ce sont les efforts d’accommodation et de mise au point en vision de près qui sont responsables de la fatigue visuelle », précise l’ophtalmologue.

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Travailler plusieurs heures d’affilée, cinq jours sur sept, devant un écran d’ordinateur, n’est pas sans conséquence pour la santé visuelle. Deux effets majeurs, la sécheresse oculaire et la fatigue visuelle. Le premier est notamment lié au fait que devant un écran, on cligne moins des yeux. « On appelle ça le clignement abortif. C’est-à-dire qu’on ne cligne pas des yeux en totalité et on a tendance à les laisser sécher. L’exposition à la lumière bleue favorise également cette sécheresse oculaire », souligne le Dr. Mathias Tatry, chirurgien ophtalmologue à l’hôpital des 15-20 à Paris.

La sécheresse oculaire se manifeste alors par une sensation de brûlures, de picotements, des démangeaisons, l’impression d’avoir du sable ou un corps étranger dans les yeux.

Les personnes sujettes à la fatigue visuelle voient flou en fin de journée, voire double. Ce trouble se manifeste aussi par des maux de tête. « Ce sont les efforts d’accommodation et de mise au point en vision de près qui sont responsables de la fatigue visuelle », précise l’ophtalmologue.

Quels sont les facteurs de risque ?

Certains patients présentent une prédisposition à avoir l’œil sec. « Plusieurs causes peuvent l’expliquer : une composition naturelle de leurs larmes moins riches en substance grasse. Les patients qui souffrent de pathologies, comme le syndrome de Gougerot-Sjögren ou d’autres qui suivent certains traitements comme des traitements antidépresseurs peuvent aussi être touchés », explique le spécialiste.

Quant à la fatigue visuelle, l’hypermétropie est un facteur de risque. « Ce sont des patients qui forcent plus que les autres sur leurs yeux pour faire la mise au point. Ils ont des yeux naturellement plus faibles que les myopes en vision de près », note le Dr. Tatry.

Que faire pour les éviter ?

La première chose est d’identifier les facteurs favorisants. Contre la sécheresse oculaire notre spécialiste recommande de ne pas travailler face à une climatisation, qui assèche les yeux, d’utiliser un humidificateur de bureau. Il recommande aussi de baisser un peu l’écran. « Nos yeux doivent regarder légèrement vers le bas ce qui permet d’avoir une meilleure couverture de l’œil par les paupières, moins d’évaporation des larmes et moins de clignements abortifs, explique-t-il. Les larmes artificielles et les clignements oculaires forcés pour bien étaler les larmes sur nos yeux permettront aussi de prévenir les symptômes de sécheresse. »

Dernière mise en garde du médecin pour les personnes qui souffrent de sécheresse oculaire, éviter de se frotter les yeux malgré les picotements et la sensation de sable. « Cela peut entraîner des déformations de la cornée, le kératocône, qui peuvent être plus problématique à traiter », prévient le médecin.                                                                                               

Pour éviter la fatigue visuelle, la règle des 20-20-20 s’avère efficace. Appliquer cette règle permet de faire des pauses. Elle consiste à regarder toutes les 20 minutes, au moins pendant 20 secondes à plus de 20 mètres. « Cela permet de solliciter notre vision de loin, de relâcher les efforts de mise au point et d’accommodation que font nos yeux en vision de près. »

Les lunettes de repos participent aussi à réduire la fatigue oculaire et améliore significativement le confort visuel. « Elles corrigent la légère hypermétropie que beaucoup de personnes présentent mais qui ne sont gênées que lorsqu’elles passent du temps devant un écran. Ces lunettes permettent à l’œil de se reposer. Au cerveau également, car si l’image est retraitée par une paire de lunettes, cela limite les efforts cognitifs de tri cérébral », développe le chirurgien.

Et n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre ophtalmologue pour faire le point sur votre santé visuelle.

La lumière bleue peut-elle être responsable de pathologie plus grave ?

Quand on pense écran, on pense aux effets soi-disant délétères de la lumière bleue. Est-elle vraiment responsable de pathologie comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ? Il s’agirait d’une idée reçue selon le spécialiste. « In vitro, l’exposition de cellules rétiniennes expérimentales à la lumière bleue à forte intensité montre un stress oxydatif et l’apparition de lésions. Dans la réalité, les cellules rétiniennes ne sont finalement exposées qu’à des petites doses de lumière bleue. Celle-ci est notamment filtrée par le cristallin. Et finalement le plus gros émetteur de lumière bleue dans notre environnement, c’est le soleil. Les écrans n’entrainent pas un surrisque de pathologies rétiniennes comme la DMLA, la cataracte ou le glaucome. » 

La seule pathologie pour laquelle les écrans et la lumière constituent des facteurs de risque est la myopie chez l’enfant. « L’utilisation d’écrans les force à stimuler leur vision de près. Les enfants qui ont souvent recours aux écrans et qui stimulent peu leur vision de loin, ne vont pas suffisamment dehors, présentent un véritable surrisque de développer une myopie et notamment une myopie forte à la fin de la croissance », conclut le Dr. Tatry.

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