NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation a placé mardi la gestion des ressources humaines de la Ville de Saint-Lin-Laurentides sous tutelle à la suite de la publication d'un rapport de la Commission municipale du Québec (CMQ).
Cette décision a pris effet au moment de la signature, a précisé par courriel le bureau du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. Le Ministère ne commente pas les situations particulières vécues par les municipalités, a-t-il ajouté.
C'était l'une des recommandations formulées par la CMQ dans son enquête sur des manquements graves commis par la mairesse de Saint-Lin-Laurentides, Isabelle Auger.
Selon la Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale (DEPIM), Mme Auger a outrepassé ses fonctions en s’immisçant dans des dossiers liés aux ressources humaines. Deux employées, la directrice générale et la greffière, ont été suspendues sans justification, a conclu la DEPIM.
En plus des cas graves de mauvaise gestion, Mme Auger a consulté des conseillers juridiques au nom de la Ville.
L'élue a également mandaté une firme externe afin que celle-ci réalise un diagnostic organisationnel ''ciblé'', ce qui remet en question sa neutralité et son impartialité, selon la CMQ.
La proximité apparente entre la firme externe et la mairesse est de nature à compromettre les résultats du diagnostic [de la firme], a écrit la DEPIM.

La mairesse a réagi à la publication du rapport d'enquête sur ses réseaux sociaux. (Photo d'archives)
Photo : Facebook / Isabelle Auger Mairesse Ville Saint-Lin-Laurentides
Dans une lettre obtenue par Radio-Canada, la mairesse a dit recevoir cette décision avec humilité.
Oui, j’ai été surprise à la lecture du rapport. Mais au-delà de cette réaction, je choisis d’y voir une occasion de grandir, de m’ajuster et de faire encore mieux, a-t-elle déclaré.
Toutes les décisions prises jusqu’à maintenant l’ont été de bonne foi, avec l’accompagnement de nos conseillers juridiques et dans le respect du cadre légal. Cela dit, je reconnais qu’il y a toujours place à évoluer et je suis pleinement engagée à le faire, toujours dans l’intérêt des citoyens.
Sur sa page Facebook, la Ville a dit prendre acte de la décision du ministère et collaborera pleinement avec les autorités compétentes et donnera suite aux recommandations formulées.
Conformément à l’article 46.2 de la Loi sur la Commission municipale, la supervision est assurée par la CMQ.
Sur son site web, la CMQ précise que toute municipalité soumise à son contrôle en matière de gestion humaine lui permet de gérer tout dossier concernant la nomination, la suspension sans traitement ou la destitution des officiers ou des employés.
Conséquence : la Commission détient désormais le pouvoir de décision en matière de ressources humaines. Le conseil municipal et la mairesse conserveront leurs pouvoirs, mais les décisions relevant de la tutelle devront être approuvées par la CMQ.
La municipalité de Lanaudière sera sous la supervision de la CMQ jusqu'à ce que celle-ci juge qu’il n’est plus nécessaire d’accompagner la municipalité.

« La Commission municipale du Québec a conclu que, dans l'ensemble, [les pratiques de la mairesse] ont fragilisé l’organisation municipale et contribué à un climat de travail marqué par l’insécurité. »
Photo : Radio-Canada / COMMISSION MUNICIPALE DU QUÉBEC
Épée de Damoclès
Selon l'enquête publiée par la DEPIM, le climat de travail au sein de l'administration était marqué par l'insécurité. C'est d'ailleurs ce qu'a confirmé une source bien au fait du dossier qui souhaite garder l'anonymat par crainte de représailles.
La personne emploie l’image de l'épée de Damoclès au-dessus de la tête pour décrire l'ambiance de travail. Pour elle, il est clair que, dès son arrivée à son poste en novembre, la mairesse voulait la tête de plusieurs personnes, mais on n'a jamais trop su pourquoi.
L'intervention de la CMQ dans le dossier est perçue comme un signe d'une lumière au bout du tunnel, confie cette même source.
En réaction à ces affirmations, la mairesse de Saint-Lin–Laurentides a déclaré : nous avons été élus avec un mandat clair afin d’assurer une saine administration. Les actions posées à la suite de l’élection étaient nécessaires dans les circonstances. Il est possible que cette façon de faire puisse déranger.
Mme Auger se justifie et assure que toutes [ses] décisions sont prises dans l’intérêt public.
Or, la source confidentielle persiste et signe que le climat insoutenable [...] est en train de créer la division au sein 1) de la communauté, puis 2) de l'administration, puis ça décrédibilise l'administration aux yeux des citoyens aussi.
Je tiens néanmoins à être très claire : cette affirmation ne reflète pas la réalité. Les décisions prises récemment, notamment les suspensions administratives, s’inscrivent dans un cadre strictement administratif.
L'élue ajoute que les mesures visent à permettre la tenue d’une enquête complète et rigoureuse, dans le respect des règles applicables.
Mon objectif demeure d’assurer une gestion saine, transparente et conforme, dans l’intérêt de la population, a-t-elle souligné.


1 month_ago
28



























.jpg)






French (CA)