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Un regroupement de villes et d'organismes, dont Promotion Saguenay, a publié une déclaration réclamant une stratégie nationale pour la préservation des centres-villes.
La coalition Coeur de villes et villages constate une dévitalisation des centres-villes et déplore que la majorité du développement résidentiel et commercial se réalise à l’extérieur des centres.
La Ville de Saguenay fait partie des signataires par l’entremise de son organisme de développement économique Promotion Saguenay. Son président et maire de Saguenay, Luc Boivin, estime qu’il y a longtemps que les villes demandent de l’aide à Québec.

Luc Boivin a récemment promis un électrochoc pour le centre-ville de Chicoutimi. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe
Cette coalition-là parle en connaissance de cause. Il y avait eu des promesses qui étaient faites parce que ce constat est connu depuis des années. Ce déclin est documenté depuis 2015, il y a eu beaucoup d'études. Ce qu'on vient dire, c'est que le gouvernement devait aider. On avait promis du côté du gouvernement 470 millions aux municipalités pour les aider à avoir des modèles économiques plus viables. Il y a seulement 50 millions qui ont été alloués, a chiffré Luc Boivin en entrevue lors de l’émission Place publique.
De 2015 à 2024, le nombre d’institutions financières a baissé de 38 % dans les centres-villes, tandis que les bars sont 22 % moins nombreux et les épiceries et dépanneurs, 12 %, a-t-il mentionné.
La coalition comprend également le directeur général de Rues principales, Olivier Legault, ainsi que des représentants d'organismes de villes comme Lévis, Granby, Gatineau, Montmagny et Québec.
Deux beaux exemples, selon Luc Boivin
À Chicoutimi, plusieurs services ont d’ailleurs quitté la rue Racine pour se retrouver à proximité du boulevard Talbot. Luc Boivin reconnaît que les entreprises sont parties pour mieux rejoindre leur clientèle.
Selon Luc Boivin, les centres-villes doivent revoir leur signature en misant sur une mixité commerciale et résidentielle, tout en ayant des services de proximité.
Il y a des secteurs, par exemple, à Saguenay qui ont [eu du] succès. On pense au village portuaire à La Baie qui s'est doté d'une signature, on pense au Carré Davis, à Arvida. Ce sont de beaux exemples. Maintenant, il y en a d'autres qui doivent subir la même métamorphose, la même signature et devenir des petits cœurs économiques et des endroits où on va vouloir habiter, a-t-il poursuivi.

Selon Luc Boivin, le village portuaire de La Baie est un bel exemple de réussite. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Jasmin Maltais
Il persiste à dire que le centre-ville de Chicoutimi a besoin d’investissements rapides.
C'est le principal centre-ville, c'est lui qui a besoin d'un électrochoc et qui a souffert d'un manque d'investissement public. On l'a vu avec l'autogare du Havre en fin de vie. C'était urgent de le faire il y a huit ans quand j'ai quitté le conseil de ville c'est encore plus important [maintenant], a-t-il rappelé, à propos de l’époque où il était conseiller financier.
Il réitère que des annonces à venir vont s’inscrire dans la signature qui a été choisie, soit celle du savoir, des arts et de la culture.


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