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Roland-Garros : est-ce (enfin) l’heure de Zverev ?

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LA QUESTION DU JOUR - L’Allemand qui vivra sa quatrième finale en Grand Chelem ce dimanche à Roland-Garros, face à l’Italien Flavio Cobolli, rêve d’un premier titre majeur.

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OUI. Il aurait pu se décourager, se dire que son heure était passée. Après avoir souffert contre le Top 3 (Djokovic, Nadal, Federer), Alexander Zverev a vu son horizon obstrué par un duo démoniaque (Alcaraz, Sinner). Un tandem jeune, tout terrain, bien décidé à régner. Et à durer.

Finaliste malheureux de l’US Open 2020 (battu 8/6 au tie-break du 5e set par Dominic Thiem, après avoir mené 2 sets 0), puis de Roland-Garros 2024 (dominé en 5 sets par Carlos Alcaraz, après avoir mené 2 sets à 1), Alexander Zverev s’est incliné en 3 sets contre Jannik Sinner lors de la finale de l’Open d’Australie 2025. L’Italien avait, ce jour-là, tenté de réconforter un joueur inconsolable qui devait maudire la cérémonie de remise des prix, son protocole interminable et le générique de fin qui l’exclut sans ménagement.

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Alexander Zverev aurait pu ruminer, faire une croix sur un titre en Grand Chelem, le Graal des joueurs, il n’a jamais renoncé, a travaillé sans relâche, notamment sur son deuxième service qui était un point faible. Zverev a souffert mais n’a jamais cédé à la facilité. Il s’est remis en question en s’accrochant à l’idée que son tour finirait par arriver.

Dans la peau du favori

Avant l’Allemand, d’autres joueurs prestigieux ont enduré la douleur et l’amertume de nombreuses défaites en finales de Grand Chelem, avant de triompher : Ivan Lendl a chuté quatre fois, Jimmy Connors l’avait traité de «poule mouillée», il avait fini, un jour de légende par tordre le cou à la malédiction à… Roland-Garros contre John McEnroe en 1984. Le premier de ses 8 titres en Grand Chelem. Andy Murray a également pleuré à quatre reprises, avant de soulever trois coupes du Grand Chelem. La patience et les épreuves donnent de la valeur et la saveur à une quête.

Alexander Zverev a bien fait de s’accrocher. Seuls Djokovic, Medvedev et Khachanov sont plus vieux que lui dans le Top 20. Il vivra son 149e match (128 victoires) en Grand Chelem (le premier ayant été joué a joué en qualifications en 2014, le premier dans un grand tableau majeur ayant été disputé à Wimbledon en 2015). Entre impatience et sérénité. À l’image d’un tournoi de Roland-Garros traversé avec beaucoup de maîtrise. À ses côtés, le tableau voyait s’empiler les surprises, sa tête dépassait et l’Allemand a su rester debout. Attaché à chaque tour, s’interdisant de laisser son regard trop loin, trop vite. Sur sa route, sans le moindre joueur du top 10 à affronter, il n’a cédé que deux sets (un, au 3e tour contre Quentin Halys et en demi-finales contre le Tchèque Jakub Mensic).

Le revoilà en finale. Dans la peau du favori face à l’Italien Flavio Cobolli (tête de série n°10). Rien ne semble cette fois pouvoir l’empêcher de décrocher le titre de ses rêves. Au terme d’un long voyage…

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