Au début de ce millénaire, j’ai passé un nombre incalculable de nuits à tuer des nazis. Ce qui est un passe-temps éthiquement défendable quel que soit le niveau de réalité dans lequel vous vous trouvez, et que j’assouvissais pour ma part, via une PS2 et un écran pas encore plat, dans un jeu dont le titre, Return to Castle Wolfenstein (RtCW), développé par id Software et publié en 2001, roule encore des mécaniques un quart de siècle plus tard.
On avait avec ce FPS (pour first-person shooter, «jeu de tir à la première personne») un produit à la jouabilité parfaitement classique – il s’agissait, en gros, d’avancer le long de couloirs, d’ouvrir des portes et de dézinguer ce qui se cachait derrière. Rien de bien compliqué, mais c’était un parfait défouloir en rentrant du boulot – je venais de commencer ma carrière au Temps, et je vous promets, chers patrons qui me lisez, que cette activité nocturne n’a jamais eu d’impact sur mon engagement pour le journal.


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