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Stephanie Faure, une habitante de Saskatoon, lutte contre un cancer du cerveau. Elle affirme que son petit-ami lui a retiré une vis chirurgicale du crâne avec une pince à épiler, après qu'elle ait été renvoyée par un médecin qui refusait de la croire.
Il y a 14 mois, Stephanie Faure a subi une craniotomie pour l'ablation de tumeurs cérébrales. L'intervention a nécessité l'installation d'une plaque métallique fixée par plusieurs vis.
Dimanche dernier, elle a commencé à ressentir une pression inhabituelle à la tête. En regardant de plus près, Stephanie Faure a découvert avec stupeur une chose qui ressemblait à une vis qui perçait sa peau à travers sa cicatrice.
Inquiète, elle s'est rendue aux urgences de l'Hôpital royal universitaire de Saskatoon. Après cinq heures et demie d'attente, la rencontre avec le médecin tourne court.
Il n'a même pas pris le soin de bien regarder. On voyait très clairement ce que c'était, mais il s'entêtait à me dire que je me trompais.
Stephanie Faure a demandé un deuxième avis médical, mais le médecin a catégoriquement refusé, indiquant avoir d'autres personnes à aider, avant de l'inviter à quitter les lieux.
Une extraction à la pince à épiler
De retour chez elle, la situation ne s'est pas améliorée. En soirée, son petit-ami a décidé d'intervenir.

Stephanie Faure a conservé la vis enlevée de son crâne par son petit-ami.
Photo : Radio-Canada / Jeremy Warren
La vis voulait vraiment sortir, explique Stephanie Faure, précisant que l'objet bougeait déjà de lui-même.
À l'aide d'une simple pince à épiler, son petit-ami a retiré l'objet, qui était une petite vis d'argent. La vis est plus petite qu'un ongle.
Bien qu'elle ne reçoit plus de traitements de chimiothérapie, Stephanie Faure prend des médicaments quotidiennement pour soigner son cancer.
Elle confie que ce n'est pas la première fois qu'elle n'était pas prise au sérieux par le corps médical, mais que l'évidence de la situation rendait cet échange particulièrement frustrant.
Demande de reddition de comptes
L’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) a réagi par voie de communiqué, affirmant prendre les préoccupations des patients au sérieux. Elle a toutefois refusé de commenter ce cas précis pour des raisons de confidentialité, et aucun responsable n'a souhaité répondre aux demandes d'entrevue.
Stephanie Faure ne compte cependant pas en rester là. Elle prévoit déposer une plainte officielle auprès du Collège des médecins et chirurgiens de la Saskatchewan (CPSS).
J'espère qu'il se rendra compte que ce n'est pas ainsi que l'on traite les gens, martèle-t-elle.
CBC/Radio-Canada a tenté de contacter le médecin qui l'a traité, mais ce dernier n'avait pas répondu à nos demandes au moment de la publication de ces lignes.
Selon le site web du CPSS, le médecin ne semble pas avoir fait l'objet de mesures disciplinaires.
Après avoir consulté son médecin de famille pour s'assurer que l'extraction n'avait pas causé de dommages, elle lance un message aux autres patients.
Soyez votre propre défenseur. Défendez-vous du mieux que vous pouvez.
Avec les informations d'Aishwarya Dudha


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